Avec le réchauffement climatique, c’est la structure même de notre atmosphère qui est bousculée. © ustas, Adobe Stock
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Le réchauffement climatique est en train de changer la structure de l'atmosphère terrestre

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[EN VIDÉO] Les variations du taux de CO2 dans l’atmosphère au fil des mois  Des climatologues de la Nasa ont mis au point un modèle qui montre les variations de taux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère au cours d’une année. On y découvre les mouvements de ce gaz à effet de serre dans notre atmosphère après son émission par trois grands pôles dans l’hémisphère nord : l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie. Et on y observe comment la végétation fait varier les taux de CO2 dans l’atmosphère jusqu’à arriver à un pic au printemps.Pendant l’été de l’hémisphère sud, on observe des émissions marquées de monoxyde de carbone (CO). Venant notamment de feux de forêt en Amérique du Sud, en Afrique et en Australie. (vidéo en anglais) © Nasa, Goddard Space Flight Center 

Notre Terre se réchauffe. Plus exactement, c'est l'atmosphère de notre Terre qui se réchauffe. Et cela ne va pas sans quelques conséquences. Des chercheurs nous apprennent ainsi aujourd'hui que la limite de la couche la plus basse de notre atmosphère s'élève régulièrement depuis plusieurs décennies maintenant. 

N'avez-vous pas le sentiment qu'il ne se passe presque plus une semaine, un jour même, sans que les scientifiques notent une nouvelle conséquence du réchauffement climatique ? Aujourd'hui, des chercheurs du National Center for Atmospheric Research (NCAR-UCAR, États-Unis) nous parlent de ses conséquences sur notre atmosphère. Sur la structure de notre atmosphère, plus exactement.

Pendant plusieurs décennies, ils ont observé, à l'aide de ballons météorologiques et de satellites, la limite entre les deux couches de notre atmosphère les plus proches de la surface de la Terre, la troposphère, dense et agitée, et la stratosphère, plus stable. Celle qu'ils appellent la tropopause. Et celle-ci a tendance à gagner en altitude. Du moins dans l'hémisphère nord, là où les chercheurs disposent de données détaillées.

Des études antérieures avaient montré une expansion de la tropopause due à un refroidissement de la stratosphère sous l’effet de l’appauvrissement de la couche d’ozone. Maintenant que celle-ci est stabilisée, les chercheurs ont pu juger de l’impact du seul réchauffement climatique anthropique sur le phénomène. © anuwat, Adobe Stock

Peu d’impact sur le quotidien

Pour être sûrs de leurs conclusions, les chercheurs ont utilisé des techniques statistiques permettant d'effacer les impacts d'événements naturels qui modifient temporairement les températures de notre atmosphère. Les éruptions volcaniques ou les événements El Niño. Ils avancent ainsi qu'une cinquantaine de mètres d'élévation de la tropopause par décennie sont attribuables au seul réchauffement climatique anthropique.

Le tout se joue à une altitude de 8 à 16 kilomètres au-dessus du sol. Selon que l'on se situe aux pôles ou à l'équateur et selon la saison. Et serait le résultat d'une expansion de la basse atmosphère sous l'effet de l'augmentation des températures. Et si le phénomène n'affecte pas de manière significative nos sociétés, il peut tout de même intéresser les vols commerciaux qui cherchent généralement la basse stratosphère pour éviter les turbulences. Ou impacter les orages violents dont les sommets dépassent la tropopause et aspirent l'air de la stratosphère.

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