Développeur web, un métier d'avenir très prisé par les entreprises @ Comzeal, Fotolia

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Développeur, décryptage d’un métier caché

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Web, mobile, jeux vidéo, applications, assistants vocaux, le développeur est multifacette et reste assez mystérieux pour le plus grand nombre d'entre nous. Nous l'imaginons encore le plus souvent comme un « nerd asocial » passant son temps devant ses pages de code. Pourtant, il est un maillon essentiel dans le développement des entreprises car il est au cœur de la transformation numérique. Zoom sur ce métier encore trop caché.

Ils sont environ 250.000 en France. Que ce soit pour le Web (environ un tiers d'entre eux ont choisi ce secteur), le mobile, les objets embarqués, ou pour proposer des solutions logicielles, le développeur est incontournable pour donner vie aux produits ou aux services digitaux. C'est d'autant plus le cas avec le développement des nouvelles technologies. Et il est particulièrement recherché et précieux pour les secteurs de pointe, considérés comme les marchés du futur : l'intelligence artificielle, les objets connectés, la Big data... Par définition, c'est un travailleur de l'ombre, il est, de fait, assez peu connu et rarement sur le devant de la scène. Mais il est aujourd'hui omniprésent dans les organisations et une pièce maîtresse de leur développement numérique. IBM France a lancé une campagne « Behind the code » pour mieux faire connaître ce génie méconnu de la programmation qui travaille dans l'ombre. L'objectif : réaliser des portraits bien réels de ces as du virtuel pour les mettre enfin dans la lumière.

Développeur, pièce maîtresse de l'échiquier…

En fait, il n'existe pas un, mais de multiples profils de développeurs. Pour François Tonic, rédacteur en chef du magazine spécialisé Programmez.com, « le terme de développeur ne veut pas dire grand-chose en soi. Il y a des profils, mais le métier reste le même, à savoir faire des codes, créer des applications, des usages, et maintenir l'existant. Le développeur est devenu une pièce maîtresse au sein des équipes, cela nécessite des compétences de plus en plus complexes. Il faut savoir maîtriser à la fois plusieurs langages, plusieurs piles techniques, savoir gérer l'environnement, les multiples données, les outils... Le développement des assistants vocaux nécessite aussi d'acquérir de nouvelles compétences, en technologies vocales, comme en expérience utilisateur ». Web, mobile, objets connectés, jeux vidéo, applications, assistants vocaux, même s'il doit être multicarte, nombre d'entre eux sont spécialisés, tant en langages qu'ils maîtrisent, qu'en supports sur lesquels ils travaillent. En effet, avec le développement du Web et des supports numériques, le développeur s'est donc spécialisé, back-end (serveur), front-end (client), mobile (iOS et/ou Android), DevOps (objet), voire, full stack... Il y a deux ans, cette tendance du développeur « full stack », un profil généraliste, censé maîtriser toutes les techniques, était en vogue. Un touche-à-tout technique très utile pour les entreprises qui opèrent leur transition numérique. Mais il est rapidement apparu que c'était une approche peu réaliste, d'autant plus avec la multiplication des nouvelles technologies.

...Et des vastes missions

La quasi-totalité des secteurs font appel aux compétences du développeur. Il y a d'abord toutes les entreprises qui ont une vitrine Web et une e-boutique, mais aussi l'informatique industrielle ou de gestion, les télécommunications, les agences web, l'industrie, la logistique, les banques et les assurances, la Data Science, l'intelligence artificielle, la robotique, la cybersécurité, ou encore le monde des startups... Certaines entreprises comme les SSII, Sociétés de services et d'ingénierie informatique, recrutent même essentiellement des développeurs.

Le cœur de métier du développeur s'est donc au fil du temps extrêmement diversifié. Certains secteurs d'activités attirent plus que d'autres, surtout parmi les jeunes développeurs, parce qu'ils nécessitent moins de compétences complexes ou parce qu'ils apparaissent comme plus « fun » dans des secteurs en vogue :

  • mobile et Web pour les entreprises tous secteurs : les développeurs y sont très nombreux, avec de plus en plus des profils juniors, jeunes diplômés ou personnes en reconversion car les compétences sont plus facile d'accès ;
  • sécurisation des comptes bancaires et développement de nouveaux services dans une banque ;
  • création d'assistants virtuels pour des marques comme Echo d’Amazon, Home de Google, Watson d'IBM... ;
  • création d'un système vidéo de détection et reconnaissance faciale pour une startup ;
  • développeurs de jeux vidéo au sein d'une entreprise dédiée, une spécialité qui attire énormément les développeurs.

Recherche développeurs désespérément !

Ils sont aujourd'hui considérés par les recruteurs comme des perles rares, particulièrement ceux et celles qui sont les plus « polyglottes », maîtrisant le plus de langages informatiques et les plus complexes. La France manque cruellement de ces métiers nés avec la naissance du numérique. Un développeur qui maîtrise quatre à cinq langages, C# / .net, Python, Java, JavaScript, couvre au moins la moitié du marché de la programmation, parmi les 150 existants, et la vingtaine réellement utilisée. C'est dire que trouver le « bon » développeur n'est pas chose facile pour l'entreprise. Certaines compétences particulières et complexes manquent. « Il est vrai qu'il est assez facile de trouver un développeur web, mais il est beaucoup plus difficile de trouver un profil qui maîtrise par le C++ ou le mobile. On en forme trop peu en France et cela nécessite des années d'expérience. » Ainsi, un développeur C++ va travailler sur le développement d'objets embarqués jusqu'aux objets connectés. « Il doit être au plus proche du matériel, avoir une parfaite maîtrise de la programmation native et du langage pour une optimisation parfaite. Plus on s'approche du matériel, plus la compétence est élevée. » Le travail de développement que nécessitent les objets embarqués/connectés, les fameux IoT, n'est pas, en effet, accessible à tout développeur. Les recruteurs précisent ainsi souvent dans leurs annonces le langage recherché, mais aussi sur quelle partie de l'architecture du service il va être amené à travailler. Et certains langages ont la cote en ce moment auprès de ces recruteurs. C'est le cas de Go, React, C++, Java, PHP, Python... Car ils répondent précisément à des demandes techniques nouvelles correspondant à des évolutions technologiques et permettent de réaliser des produits sur mesure innovants.

À noter : Pour les développeurs web, JavaScript et Angular sont à la mode en ce moment chez les recruteurs...

Sujet réalisé en partenariat avec les équipes d'IBM

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