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Deep Impact : le module de croisière et l'impacteur

Dossier - Mission Deep Impact, percuter la comète 9P/Tempel-1
DossierClassé sous :Astronomie , Nasa , JPL

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Le 4 juillet 2005, un artefact de 372 kg, a percuté de plein fouet le noyau de la comète 9P/Tempel-1 sous le regard de caméras et spectromètres se tenant prudemment à 500 km de distance.

  
DossiersMission Deep Impact, percuter la comète 9P/Tempel-1
 

Lors de la mission Deep Impact, l'impacteur s'est détaché du module de croisière pour aller percuter la comète Tempel 1. Voici les caractéristiques techniques des deux engins.

L'impacteur de Deep Impact. © JPL/Nasa

Le module de croisière de Deep Impact

D'une masse de 601 kg au lancement, comprenant 86 kg d'ergols, il était stabilisé sur trois axes et alimenté par une batterie NiH rechargée par un panneau solaire de 7,5 m². La navigation était contrôlée en permanence par deux ordinateurs redondants embarqués. Deux antennes à faible gain et une antenne à haut gain assuraient les transmissions avec la Terre en bande X. Pour ses corrections de trajectoire et manœuvres d'approche, l'engin était équipé de moteurs fonctionnant à l'hydrazine. Ci-dessous, la fiche technique du module de croisière.

Deep Impact avant l'intégration au lanceur. © Ball Aerospace
  • Dimensions : 3,2 x 1,7 x 2,3 mètres.
  • Masse : 650 kg dot 90 kg d'instruments.
  • Stabilisation : selon 3 axes, gyroscopiques.
  • Propulsion : moteur hydrazine, 190 m/s en 5.000 impulsions.
  • Alimentation électrique : panneau solaire fournissant 92 W (en moyenne).
  • Précision du pointage : 200 microradians.
  • Fréquences de communications : bande X vers la Terre, bande S vers l'impacteur.
  • Débit des données reçues de l'impacteur : 64 kbps (à 8.700 km de distance).
  • Débit avec la Terre : 125 bps/175 kbps (selon compression).
  • Capacité de stockage des données : 309 mégaoctets.

L'impacteur de Deep Impact

Il ne s'agissait pas que d'une simple masse, mais bien d'une véritable centrale scientifique extrêmement sophistiquée de 372 kg (dont 8 kg d'ergol), mesurant 1 m de diamètre pour 1 m de haut. Son équipement était pratiquement identique à celui du module de croisière, excepté qu'il n'y avait pas de redondance, sa durée de vie - donc la probabilité de pannes - étant nettement inférieure.

Un technicien de Ball Aerospace inspecte l'impacteur de Deep Impact. © Ball Aerospace

Il était alimenté par une simple batterie non rechargeable après séparation, et de moteurs à l'hydrazine pour les corrections de trajectoire durant l'approche finale.

Les 372 kg de masse de cuivre de l'impacteur. © Ball Aerospace

Le cœur de l'engin était une masse morte de 113 kg, constituée d'un empilement de plaques de cuivre selon une forme sphérique. Le cuivre a été préféré à d'autres matériaux, pour la simple raison que sa signature spectrographique est aisément identifiable et discernable parmi les enregistrements spectrographiques réalisés par le module de croisière, évitant ainsi de compliquer inutilement l'interprétation des résultats. Ci-dessous, la fiche technique de l'impacteur.

Intégration de l'impacteur au module de croisière. © Ball Aerospace
  • Dimensions : 1 m de diamètre pour 1 m de hauteur
  • Masse : 372 kg
  • Propulsion : moteur hydrazine 25m/s en 1.750 impulsions, moteurs d'orientation par éjection de gaz froid.
  • Alimentation électrique : batterie de 24 heures d'autonomie, 2,8 Kw/hr.
  • Fréquence des communications : bande S.
  • Débit des données : 64 kbps à 8.700 k de distance.
  • Volume de données transmises avant l'impact : 17 mégaoctets (environ 35 images).
  • Vitesse d'impact : 10,2 km/s.
  • Énergie dégagée par l'impact : 19 Gjoules ou 4,8 tonnes de TNT.