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Le calendrier grégorien

Dossier - Les calendriers dans les civilisations antiques
DossierClassé sous :Astronomie , Calendrier , calendrier musulman

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Rejoignez l'épopée de nos civilisations en partant des calendriers antiques (mésopotamien, assyrien, égyptien, grec, romain et juif) pour arriver aux calendriers musulman et grégorien, les plus récents.

  
DossiersLes calendriers dans les civilisations antiques
 

Avant de nous envoler vers des pays lointains et antiques, revenons quelques instants sur le calendrier qui jalonne notre temps, le calendrier grégorien.

Section des Fasti Praenestini, calendrier de Verrius Flaccus. © Marie-Lan Nguyen, CC by 2.5

Le calendrier grégorien, utilisé en Europe et dans une large partie du monde, tire son nom du pape Grégoire XIII qui l'a mis en place en 1582. Ce calendrier modifie le précédent, appelé julien, introduit par Jules César en 46 av. J.-C. Le point de départ de l'an 1 constitue une approximation de la naissance de Jésus.

Composition du calendrier grégorien

La composition du calendrier grégorien prend exemple sur le calendrier julien de Rome, employé jusqu'en 1582. Solaire, il se base sur le parcours de la Terre autour du Soleil en 365,242 2 jours de 24 heures, de 60 minutes et de 60 secondes.

Le calendrier grégorien apporte une durée moyenne de l'année de 365,242 5 jours. Pour établir un nombre entier de jours par an, on y inclut, tous les 4 ans, un jour bissextile, le 29 février.

Partition du calendrier grégorien

Le calendrier grégorien est adopté dans une grande part du monde, à l’exception du Vietnam, de l'Éthiopie, de l'Afghanistan, du Pakistan, de l'Iran et de l'Arabie saoudite. © Anna Strumillo, Fotopedia, CC by-nc-nd 3.0

Le calendrier est partagé en 12 mois, composés de 28, 29, 30 ou 31 jours, et rassemblés en 4 trimestres. Une période de 7 jours forme la semaine.

L'ère chrétienne est utilisée pour définir le calendrier grégorien, d'où la dénomination « après Jésus-Christ » (Anno Domini en latin, AD en anglais abrégé, et an de grâce ou an du Seigneur, autrefois en français). Puisque le zéro n'était pas encore connu ; les siècles et les millénaires commencent à l'an 1, année approximative de la naissance du Christ. La période précédant l'ère chrétienne est, alors, comptée en sens inverse de l'an 1 « avant Jésus-Christ », désignation abrégée par « av. J.-C. ».

Les réformes grégoriennes à partir du calendrier julien

La mise en place du calendrier grégorien, en remplacement du calendrier julien, débuta le 15 octobre 1582 avec les pays se revendiquant de l'alignement sur Rome : Espagne, Portugal, États de la péninsule italienne. L'objectif visait à lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déportait vers les mois d'hiver.

Ainsi, la réforme principale du calendrier grégorien, à partir du calendrier julien, tient dans l'instauration des années bissextiles. L'introduction du calendrier grégorien comprendra également, par la suite, une deuxième réforme : la suppression de 10 jours du calendrier, entre le 4 octobre 1582 et le 15 octobre 1582, pour les pays ayant suivi Rome, ce qui permit de réinstaurer l'équinoxe de printemps le 21 mars, présent au début de l'ère chrétienne.

La Suède et l'Angleterre n'emploieront le calendrier grégorien que tardivement, sous l'influence de l'Allemagne, des Pays-Bas et de la Suisse qui se servaient des calendriers julien et grégorien selon les confessions des pays (protestante ou catholique) et qui, lors de leur unification, les ont fédérés.

La dernière réforme du calendrier porte sur la numérotation des années à compter du mois de janvier et non de mars, comme c'était le cas dans le calendrier julien. Cette réforme donnait ainsi l'opportunité de faire coïncider les fêtes païennes du Nouvel An dans le temps de Noël, et non peu avant la période de Pâques. Cependant, les pays orthodoxes n'auront pas été concernés par cette adaptation puisque l'année débutait en septembre.