Sciences

Pour aller plus loin : Poteries de Lyon, un livre d’Alban Horry

Dossier - Archéologie lyonnaise au XVIIIe siècle, l'expertise d'un céramologue
DossierClassé sous :archéologie , céramique , poterie

-

Plongez dans le Lyon du XVIIIe siècle au travers des tessons de céramiques et des vases découverts dans le parc Saint-Georges. Les découvertes des céramologues vous racontent la vie quotidienne des habitants au travers des objets d’époque comme si vous y étiez.

  
DossiersArchéologie lyonnaise au XVIIIe siècle, l'expertise d'un céramologue
 

À découvrir aux Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, Poteries de Lyon : 1500-1850 morceaux choisis du quotidien à Saint-Georges, un ouvrage d'Alban Horry.

Les fouilles archéologiques réalisées ces 30 dernières années à Lyon ont permis d'amasser une collection exceptionnelle de poteries datées entre les XVIe et XIXe siècles. Leur étude met en évidence la diversité des vaisselles fabriquées et utilisées dans la ville du Moyen Âge à l'orée de la période contemporaine. Elle éclaire l'histoire des arts, mais aussi le commerce et les modes culinaires.

Cliquez pour acheter le livre de l'auteur

Les fouilles menées de 2002 à 2004 en préalable à la construction du parc Saint-Georges sous la place Benoît-Crépu à Lyon, le long de la Saône, ont livré le lot le plus important de céramiques postérieures au Moyen Âge découvert à ce jour dans la ville. L'édification des quais de Saône, vers 1840, avait éliminé deux îlots d'habitations ceinturant l'ancien port du Sablet. Les innombrables objets exhumés, en terre cuite, en bois, en métal, en cuir, en os ou en pierre, oubliés, jetés ou égarés, sont les témoins intimes et parlants d'un passé disparu dans les eaux battant le pied des maisons dégagées par les archéologues.

Avec la poterie, riche de ses dizaines de milliers de tessons, les archéologues mettent en lumière des pans entiers de vie passée sur le bord de la rivière. Le site du parc Saint-Georges, avec sa collection exceptionnelle, sert de fil conducteur à cet ouvrage, complété par d'autres céramiques lyonnaises dont les découvertes nous permettent d'effectuer un voyage dans le temps, sur près de quatre siècles et demi. Un voyage empreint parfois d'exotisme au XVIe siècle, mais aussi intime à l'intérieur des maisons des canuts de Saint-Georges au XIXe siècle. Ces morceaux choisis du quotidien, reflets éclatants de ce que les intérieurs des maisons lyonnaises contenaient d'objets en terre cuite, nous plongent au cœur de l'histoire lyonnaise, celle de nos ancêtres, dans leur vie de tous les jours.