La Terre vient de passer au plus loin du Soleil

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[EN VIDÉO] Kézako : savez-vous d’où viennent les saisons ?  Chaque année comporte quatre saisons. Dans l’hémisphère nord il fait vraisemblablement chaud en été et froid en hiver. Mais d’où viennent ces variations cycliques de températures ? Unisciel et l’Université de Lille 1 nous dévoilent, avec le programme Kézako, les secrets des saisons terrestres. 

C'est ce matin, à 9 heures 10, heure de Paris, que la Terre est passée au point de son orbite le plus éloigné du Soleil. Quelques 152.098.455 kilomètres. Son aphélie.

Son point le plus éloigné, oui, vous avez bien lu. Alors même que l'hémisphère nord est en plein été, la Terre se trouve à une distance d'environ 1,67 % plus éloignée de notre Soleil que sa distance moyenne -- laquelle est prise pour définir l'unité astronomique.

Car, il est toujours utile de la rappeler, nous devons nos saisons non pas à la distance qui nous sépare de notre Étoile, mais bien à l'inclinaison de la Terre sur son orbite. Cet angle, en effet, a une incidence forte sur la manière dont les rayons du Soleil frappent la surface de notre Planète. De manière plus ou moins directe. Avec pour conséquence -- même s'il n'y a pas tout à fait que ça -- le fait qu'il fasse chaud en été et froid en hiver.

Et vous l'aurez compris, la Terre passera donc par son point le plus proche du Soleil dans six mois environ. Exactement le 4 janvier 2023 à 17 heures 17.

En ce lundi 4 juillet 2022, la Terre est passée à son aphélie, le point le plus éloigné du Soleil de son orbite. © 1xpert, Adobe Stock
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Cette nuit, la Terre était à son point le plus éloigné du Soleil

Lever de Soleil le jour de l'aphélie (point le plus éloigné de l'orbite terrestre) le 3 juillet 2017. © Stephen Mudge/mulf, Flickr, CC By-NC-ND 2.0

152.104.285 km ! Voici la distance qui nous séparait de notre étoile il y a quelques heures. En effet, dans la nuit du 4 au 5 juillet, à minuit et onze minutes, heure de Paris (22 h 11 UTC), notre planète est passée à son aphélie, c'est-à-dire au point de son orbite le plus éloigné du Soleil. À ce moment-là, la Terre était 1,67 % plus loin du Soleil que la distance moyenne Terre-Soleil définie par une unité astronomique (UA), égale à 149.597.870,7 km. Elle se trouvait également à 5 millions de kilomètres de plus du Soleil qu'à son point le plus proche, appelé périhélie, atteint le 3 janvier 2019 (à 147.099.760 km).

Aux alentours de l'aphélie, la Terre reçoit globalement 7 % de rayonnement en moins par rapport au périhélie et le disque solaire apparaît environ 3,6 % plus petit dans notre ciel. Cette subtile variation, qui s'est mise en place graduellement durant les six derniers mois, ne se distingue pas à l'œil nu. Alors que la Terre vient de passer au plus loin du Soleil quand bien même nous, dans l'hémisphère nord, suffoquons dans la chaleur de l'été (tandis que l'hémisphère sud est en hiver, et inversement pour le périhélie), nous avons la preuve que les saisons sont essentiellement influencées par l'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre et le trajet de celle-ci le long de son orbite, et non par la distance au Soleil. Le prochain passage au périhélie aura lieu le 5 janvier 2020 (à 147.091.144 km selon timeanddate), suivi de l'aphélie le 4 juillet 2020 (152.095.295 km). Que ce soit pour l'aphélie ou le périhélie, la distance Terre-Soleil peut varier de plusieurs milliers de kilomètres d'une année à l'autre en fonction des perturbations gravitationnelles exercées par la Lune.