Vue d'artiste du télescope géant de l'ESO (E-ELT), dont la construction a débuté au Chili. Cet observatoire, doté d'un miroir primaire de 39 mètres, sera installé au sommet du Cerro Armazones. Sa mise en service et ses premières lumières sont prévues en 2026. © ESO
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E-ELT : qu'est-ce que c'est ?

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E-ELT est le futur télescope géant optique et infrarouge de l'ESO. D'un diamètre de 39 mètres, il est en cours de construction au sommet du Cerro Armazones (3.064 m), dans le désert d'Atacama au Chili, non loin du VLT (d'où il sera opéré et exploité). Lorsqu'il sera mis en service, à l'horizon 2026, il sera le plus grand télescope au monde à opérer dans les domaines de l'optique et de l'infrarouge.

L'E-ELT sera doté d'une coupole de quelque 85 mètres de diamètre, aussi grande qu'un terrain de football. Pesant 5.000 tonnes, elle pourra effectuer des rotations. Le télescope lui-même, une structure en tube, de 3.000 tonnes, portant un miroir immense de 39 mètres de diamètre sera également mobile. Initialement, l'ESO prévoyait un miroir primaire de 42 mètres de diamètre !

Comme il est impossible de construire un miroir de 39 mètres, il sera segmenté en 798 segments hexagonaux (petits miroirs de 1,4 m). En plus de ce miroir primaire, l'E-ELT se composera, d'un miroir secondaire de 4,2 m de diamètre, de deux autres miroirs plus petits de 3,8 m et 2,4 m, puis d'un dernier de forme elliptique de 2,6 x 2,1 m.

E-ELT : voir mieux et plus loin que tout autre instrument

Cet observatoire comptera 6 instruments dont deux sont attendus pour être opérationnels dès la première lumière prévue en 2026. Sur les six instruments, trois sont déjà connus et en cours de développement. Il s'agit de Micado, un instrument imageur proche-infrarouge à haute résolution spatiale, Harmoni, un spectrographe à intégrale de champ avec grande couverture spectrale, et Métis, l'imageur et spectrographe dans l'infrarouge moyen.

Sans surprise, l'E-ELT permettra des découvertes et des avancées scientifiques considérables dans de nombreux domaines de l'astronomie. En novembre 2012, Jean-Gabriel Cuby, chercheur au laboratoire d'Astrophysique de Marseille, nous en avait expliqué les grands objectifs scientifiques.

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