Une vue d'artiste de la mission BepiColombo en route vers Mercure. © ESA, Jaxa

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BepiColombo

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BepiColombo est une mission conjointe de l'ESA (Agence spatiale européenne) et de la Jaxa (Agence spatiale japonaise) destinée à l'étude pluridisciplinaire de la planète Mercure. Cette mission se compose de plusieurs modules (dont trois fournis par l'Europe) : 

  • l'orbiteur MPO (Mercury Planetary Orbiter), avec ses 11 instruments dédiés à la cartographie et l'étude de la surface de Mercure et de son atmosphère ; 
  • le bouclier solaire, pour protéger l'engin des quelque 350 °C au voisinage de Mercure ; 
  • le module de transfert MTM (Mercury Transfert Module), qui assurera l'alimentation électrique et la propulsion pour le voyage Terre-Mercure ; 
  • l'orbiteur MMO (Mercury Magnetospheric Orbiter), fourni par le Japon, étudiera notamment le champ magnétique de Mercure, sa magnétosphère et l'espace interplanétaire interne grâce à ses cinq instruments.

Cette mission a été lancée par une Ariane 5 en octobre 2018. L'arrivée autour de Mercure est prévue en décembre 2025, après un voyage de sept ans pendant lequel neuf manœuvres d'assistances gravitationnelles (une autour de la Terre, deux autour de Vénus et six autour de Mercure) seront nécessaires pour ralentir la sonde et l'insérer en orbite autour de la planète. Bien que la mission soit conçue pour une durée d'un an, avec une extension possible d'une année supplémentaire, l'utilisation de ces moteurs électriques pour le contrôle d'attitude et les corrections de trajectoire permet d'espérer une durée de fonctionnement de trois ou quatre années, voire cinq.

Une nouvelle mission appelée BepiColombo entame son voyage pour aller étudier la planète Mercure, l’une des contrées les plus étranges de notre Système solaire. Des scientifiques européens, notamment, tentent d’en percer les mystères. © ESA

Arrivée à proximité de Mercure, BepiColombo devra supporter avec son bouclier thermique des températures supérieures à 350 °C. Un vrai défi quand on sait que les missions spatiales se déroulent d'ordinaire dans des environnements bien moins chauds. BepiColombo utilisera aussi la propulsion électrique. Cette propulsion électrique (utilisant 580 kilogrammes de xénon) est constituée de quatre moteurs à grille de 20 centimètres de diamètre capables, chacun, d'une poussée de 145 mN (millinewtons), avec une impulsion spécifique de 4.000 secondes.

Résoudre les mystères de Mercure

Mercure intrigue de par ses propriétés singulières et plusieurs énigmes qui la concernent, notamment en relation avec la formation du Système solaire qui peut aussi servir à comprendre celles des autres systèmes planétaires avec des exoplanètes similaires, n'ont pas encore été percées.

Que peut-on apprendre sur la formation du Système solaire et la formation des planètes telluriques ? Pourquoi la densité de Mercure est-elle si élevée ? Le noyau de Mercure est-il solide ou liquide ? Pourquoi une planète aussi petite possède-t-elle un champ magnétique alors que Vénus, Mars ou la Lune n'en ont pas (ou plus) ? Pourquoi les observations spectroscopiques ne révèlent pas la présence de fer alors qu'il est supposé être le constituant principal de Mercure ? Les cratères constamment à l'ombre contiennent-ils vraiment de l'eau ?

La mission euro-japonaise BepiColombo est partie à l’assaut de Mercure en octobre 2018. Objectif pour les deux sondes ? Étudier à partir de 2025, la surface et la structure interne de la petite planète rocheuse, la plus proche du Soleil, et aussi en apprendre davantage sur sa magnétosphère et son champ magnétique. © Cnes

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