Des images en haute résolution de la surface de Mercure ont révélé l’existence de petites failles suggérant que la planète est toujours tectoniquement active. Elle continue en effet de se contracter.
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[EN VIDÉO] La sonde Messenger s’écrase sur Mercure après onze ans d’aventure Partie de la Terre en 2004, Il a fallu sept ans à la sonde Messenger pour atteindre Mercure. Voici un aperçu en vidéo des images recueillies par le satellite tout au long de son étude de la planète ainsi qu'une reconstitution de son périple avant le crash.

Mercure, la plus petite planètepetite planète du Système solaireSystème solaire, est loin d'être figée. Une étude financée par la NasaNasa et qui vient d'être publiée dans Nature Geoscience montre au contraire qu'elle est toujours tectoniquement active, rejoignant ainsi le club restreint où figure la TerreTerre.

Jim Green, directeur des sciences planétaires au siège de la Nasa, à Washington, a salué cette découverte, rappelant que « pendant des années, les scientifiques croyaient que l'activité tectonique de MercureMercure appartenait à un passé lointain ». En effet, des faillesfailles importantes repérées dès le milieu des années 1970 par la sonde Mariner 10Mariner 10, puis plus récemment par l'orbiteur Messenger (MErcury Surface, Space ENvironment, GEochemistry, and Ranging), suggéraient que la planète s'était contractée à mesure que son noyau s'était refroidi.

Sur Mercure, des failles larges parfois de plusieurs dizaines de mètres ont été vraisemblablement créées par les flexions du terrain qui s’est soulevé. © Nasa, JHUAPL, <em>Carnegie Institution of Washington, Smithsonian Institution</em>

Sur Mercure, des failles larges parfois de plusieurs dizaines de mètres ont été vraisemblablement créées par les flexions du terrain qui s’est soulevé. © Nasa, JHUAPL, Carnegie Institution of Washington, Smithsonian Institution

De nouveaux indices démontrent que le phénomène n'est pas terminé. Les images en plus haute résolutionrésolution prises à plus basse altitude au cours des 18 derniers mois de la mission Messenger (la sonde s'est volontairement écrasée sur Mercure le 30 avril 2015) ont ainsi révélé des failles avec de petits escarpements en escalierescalier. Elles ne sont d'ailleurs pas sans rappeler celles qui ont été observées à la surface de la LuneLune.

Pour Tom Watters, directeur scientifique du musée Smithsonian, et son équipe, ces failles sont plutôt très jeunes géologiquement car nullement abîmées (ou alors si peu) par les fréquents impacts météoritiques. Ces petits escarpements sont cohérents avec le champ magnétiquechamp magnétique de Mercure resté actif des milliards d'années, notent les chercheurs. Le cœur de la planète la plus proche du SoleilSoleil continue donc encore de battre. De plus en plus doucement.