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Sonde Genesis, une cascade de haute voltige pour son retour

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C'est aujourd'hui à 15h55 TU que la sonde américaine Genesis devrait toucher l'atmosphère terrestre, au retour d'une mission exceptionnelle de trois années.

Un des ensembles de pièges à particules au banc de montage

Genesis a décollé le 8 août 2001 depuis Cap Canaveral à bord d'une fusée Delta-2, avant de se diriger vers le point de Lagrange L1, situé à 1,5 million de kilomètres de la Terre en direction du Soleil, où s'équilibrent exactement les forces d'attraction. La sonde de 494 kg (636 kg avec son carburant) se plaçait alors sur une orbite de 800.000 km de rayon et décrite en 180 jours autour de ce point virtuel.

Après cinq orbites, comme prévu, la force d'attraction de la Lune infléchissait la trajectoire de Genesis et l'orientait en direction de la Terre, qu'elle dépassait pour s'éloigner en sens inverse sur une orbite très elliptique de 1,6 million de km, avant de reprendre tout naturellement le chemin de notre planète.

Trajectoire de la Sonde / (c) Nasa

Le 8 septembre, quatre heures avant d'atteindre l'atmosphère, une capsule blindée se séparera de Genesis. Celle-ci contient de précieuses particules de vent solaire non polluées par l'environnement terrestre et la magnétosphère, capturées durant les trois années passées au point de Lagrange L1. Puis le vaisseau porteur sera orienté vers le Pacifique, où il s'écrasera.

Durant ce temps, la capsule effectuera sa rentrée au-dessus de l'Utah à 11 km/seconde et traversera l'atmosphère, avant que ne s'ouvre un premier parachute extracteur à 33 km d'altitude, puis un second six minutes plus tard, à 6,1 km.

Afin d'éviter toute contamination par le sol, la capsule sera récupérée en plein vol par un hélicoptère équipé d'une longue perche terminée par un crochet destiné à la saisir par les suspentes du parachute. En cas d'échec, un second appareil identique tentera une nouvelle manoeuvre quelques centaines de mètres plus bas. Cinq tentatives sont possibles en cas de difficultés.

Les échantillons seront ensuite transportés au Centre spatial Johnson de la Nasa pour y être analysés.

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