Dans un document récemment publié, la NASA ébauche un premier plan en phase avec les objectifs ambitieux du projet d'exploration spatiale des Etats-Unis par des engins habités et robotisés du Système Solaire. Avant de voir débarquer des hommes à la surface de Mars, un des principaux objectifs, la NASA souhaite procéder par étape de façon à limiter le risque financier dans l'éventualité d'un changement d'orientation de ces objectifs.

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    La première étape se nomme Lunar Testbeds and Missions et la seconde Mars Research, Testbeds and Missions. Il s'agit d'un ensemble de missions robotiquesrobotiques qui vise au retour de l'homme sur la Lune vers 2015 et à préparer un débarquement sur Mars sans toutefois fixer de date. En 2015, sur Mars, les sondes automatiques et autres robotsrobots seront à pied d'œuvre. Ils ouvriront la voie aux technologies précurseurs à une mission habitée et examineront le potentiel qu'offre l'utilisation des ressources martiennes pour soutenir une base habitée et régler la problématique du carburant nécessaire pour le voyage retour.

    La Lune

    Dans son projet initial de retour de l'homme sur la Lune, la NASA prévoit l'envoi de plusieurs satellites de reconnaissance dès 2008. L'objectif vise à cartographier la totalité de la surface lunaire avec une grande précision et à recenser l'ensemble des caractères topographiques du paysage lunaire que sont les roches et rochers de grandes tailles, les collines, les canyons, les cratères d'impacts ou encore les lits. L'idée serait de créer une carte 'touristique' que rovers, robots et hommes utiliseraient pour leurs déplacements, par exemple.

    En 2009, une mission de surface commencera à définir les besoins requis pour la première mission habitée.

    Enfin, la NASA veut mettre en place un réseau de communication lunaire et démontrer la fiabilité de l'utilisation de la Lune comme base de lancement pour des missions robotiques planétaires. La puissance requise pour s'échapper de l'attraction lunaire est de 1/6 de celle de la Terre.

    Un projet de base lunaire de la NASA. Crédits NASA

    Un projet de base lunaire de la NASA. Crédits NASA

    Mars

    Cette seconde étape vise bien entendu à préparer le débarquement d'hommes à la surface de la planète Mars. Dans un premier temps, il s'agit de concevoir des missions robotiques plus agressives, plus risquées et aux objectifs plus pointus que celles envoyées par le passé.

    En 2011, la NASA prévoit l'envoi de sondes précurseurs qui ouvriront la voie à une mission habitée. Ces missions sont essentielles. Elles devront valider les solutions, les technologies et les scénarios retenus dans le cadre de la première mission habitée. Elles démontreront, par exemple, les phases d'entrée atmosphérique, de mise en orbite, de rendez-vous orbital et d'atterrissages de précision.

    Le succès de cette phase robotique déterminera le bien fondé et la capacité technique à synchroniser le premier voyage d'homme vers Mars.

    Autre projet emblématique et d'ores et déjà sujet à polémique, le système de production d'énergie nécessaire à la première base martienne. La NASA prévoit d'utiliser de petites centrales nucléairescentrales nucléaires, un projet dérivé de PrometheusPrometheus. Une installation pilote sera d'abord mise en œuvre sur la Lune par des hommes, puis sur Mars par des robots. Une base sera mise en place de façon automatique et ces petites centrales fourniront l'énergie nécessaire à son fonctionnement. Cette première base sera par la suite utilisée par l'équipage de la première mission habitée.

    Enfin, la NASA envisage d'utiliser la Station spatiale internationaleStation spatiale internationale et les vols de navettes de façons à préparer et qualifier les astronautesastronautes qui participeront aux premières missions habitées vers la Lune puis Mars.

    Un projet de base martienne de la NASA. Crédits NASA

    Un projet de base martienne de la NASA. Crédits NASA