Calculer comment les ondes électromagnétiques se propagent dans un plasma, c’est presque le quotidien des physiciens. Aujourd’hui, certains d’entre eux ont eu l’idée d’appliquer ces méthodes à l’étude des ondes gravitationnelles. Avec l’espoir d’enfin accéder au début des temps.

Les ondes gravitationnelles. Ce sont d'étranges ondulations de la courbure de l'espace-tempsespace-temps. Le tissu de notre UniversUnivers. Albert EinsteinEinstein avait prévu leur existence dès 1916. Mais il aura fallu attendre 100 ans pour qu'elle soit confirmée. Et aujourd'hui, c'est dans l'espoir d'entrapercevoir le tout début des temps que des chercheurs de l’université de Princeton (États-Unis) comptent sur ces drôles d'ondes. Plus exactement sur la façon dont elles ont pu affecter la matière et les radiations que les astronomesastronomes observent aujourd'hui.

Car ils ont mis au point des formules qui pourraient, théoriquement, amener les ondes gravitationnelles à révéler des propriétés cachées des corps qui naviguent dans notre Univers. Lorsque les ondes traversent la matière, elles créent en effet de la lumièrelumière dont les caractéristiques dépendent de la densité de ladite matière. Analyser cette lumière pourrait ainsi donner accès aux propriétés d'étoilesétoiles situées à des millions d'années-lumière. Et même à des informations remontant à la période du Big Bang.

Remonter au Big Bang grâce à l’expérience de la fusion nucléaire

Comment les chercheurs ont-ils procédé ? À partir de travaux menés sur la fusion nucléaire. Oui, celle qui alimente notre Soleil et les étoiles. Celle aussi dont on espère qu'elle nous apportera l'énergieénergie dont nous aurons besoin dans le futur.

Depuis un moment déjà, les scientifiques qui étudient la fusion nucléairefusion nucléaire ont réussi à calculer comment les ondes électromagnétiques se déplacent dans le plasma. Comprenez la soupe d'électronsélectrons et de noyaux atomiques qui alimente les installations de fusionfusion en forme de donut que les physiciensphysiciens appellent les tokamaks. Or il s'avère que ce processus ressemble à s'y méprendre au mouvementmouvement des ondes gravitationnelles à travers la matière. Ne reste plus qu'à utiliser les formules développées par les chercheurs de l'université de Princeton pour analyser de véritables données. Et voir ce qui en ressortira...