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Futur incertain pour la station spatiale : suite

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Deux managers de la NASA s'étaient opposés au lancement du Soyouz TMA-3 en raison de la qualité de l'air et de l'eau à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS). En effet, depuis la catastrophe de Columbia, l'entretien des équipements de vie à bord de l'ISS n'a pas pu être mené à 100%.

L'ISS terminée (dessin d'artiste).

Depuis que l'arrêt du vol des navettes spatiales américaines, il est très difficile d'envoyer des pièces de rechanges pour la station. Les appareils surveillant la qualité de l'air et de l'eau ne sont plus aussi efficaces qu'auparavant.

Certains médecins de la NASA ont même déclaré que les astronautes avaient parfois des maux de tête ou des nausées. Les officiels de la NASA ont cependant donné leur feu vert au décollage de l'incrément 8 et du cosmonaute ESA Pedro Duque jugeant que les conditions actuelles étaient acceptables. Sean O'Keefe est lui-même intervenu et a affirmé que si les conditions se détérioraient, l'équipage serait renvoyé à la maison.
L'équipage numéro 7, accompagné de Pedro Duque, est rentré sans problème à bord d'une capsule Soyouz le 27 octobre.

Malgré tous les succès techniques de l'ISS, sa situation financière est désastreuse. La veille du départ de l'équipage numéro 8, le président d'Energuia Rocket and Space Corporation, avait annoncé que le lancement du prochain cargo Progress serait retardé de 2 mois. Ce délai n'est pas critique au vu des stocks de nourritures, d'eau, et de carburants à bord. Le principal problème de la Station reste toujours l'impossibilité pour les russes et les américains de s'entendre sur les questions financières. A la suite de Columbia, les américains avaient demandé aux russes de préparer un quatrième Progress pour l'année 2003 et auraient promis de payer. Mais la NASA n'a jamais avancé l'argent en raison de la coopération nucléaire russe avec l'Iran. Le gouvernement russe avait lui aussi promis d'avancer des fonds mais toutes les promesses sont restées sur le papier. Energuia a cependant pu construire ce quatrième Progress grâce à des crédits.

Du coté américain, un rapport du GAO (General Accounting Office) explique que l'arrêt du vol des navettes a dramatiquement augmenté le coût du programme station en raison de nombreuses tâches non prévues tel que le remballage de panneaux solaires prêts à partir ou le remplacement de composants ayant atteint leur fin de vie. Si l'équipage était contraint à redescendre sur Terre, il y aurait une chance sur deux de perdre la station de 30 milliards de dollars. La décision d'envoyer le nouvel équipage était difficile mais il n'y avait aucune raison de prendre le risque de détruire la station.

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