Le 7 octobre, Arianespace rendra public le rapport sur l'échec de la mise en orbite de deux satellites Galileo. Son contenu a cependant déjà fuité dans la presse. C'est un problème matériel dans l'étage Fregat qui serait à l'origine d'une mauvaise trajectoire.
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C'est cette semaine que doit être rendu public le rapport de la commission d'enquête indépendante mise en place après la mise à poste ratée des deux premiers satellites de la phase opérationnelle de GalileoGalileo (FOC). Le 22 août, un lanceurlanceur russe SoyouzSoyouz a décollé de son pas de tir du Centre spatial guyanais avec à son bord deux satellites Galileo. En raison d'un problème survenu dans l'étage supérieur Fregat, les deux satellites n'ont pas été placés sur l'orbiteorbite circulaire visée, à quelque 23.200 kilomètres de la TerreTerre.

Ils se trouvent aujourd'hui sur une orbite elliptique de 25.900 km d'apogéeapogée et 13.700 km de périgéepérigée. Qui plus est, ils ne sont pas sur le bon plan orbital : 49,68° au lieu de 56°. Cela dit, bien que ces satellites évoluent aujourd'hui sur une orbite inutilisable pour le fonctionnement de la constellationconstellation, ils lui seront bien plus utiles qu'on le pense.

Un étage Fregat, celui du lanceur utilisé pour la sonde Mars Express (2003), en cours d'intégration. © Esa, S. Corvaja

Un étage Fregat, celui du lanceur utilisé pour la sonde Mars Express (2003), en cours d'intégration. © Esa, S. Corvaja

Un défaut de conception dans l'étage Fregat

Ce rapport a d'ores été déjà fuité dans la presse. Et si initialement une première explication de la défaillance du lanceur faisait état d'un défaut dans le logiciellogiciel qui pilote l'étage supérieur Fregat, il semble que la cause soit plus sérieuse. En effet, d'après le quotidien Le Monde, citant des sources proches de l'enquête, « il ne s'agit pas d'une erreur humaine, mais d'une imprécision dans le schéma de design du Fregat qui fait que le carburant a gelé en plein vol ». Selon nos propres sources, l'information est tout à fait plausible.

Ce dysfonctionnement matériel est bien plus problématique qu'une défaillance logicielle qui se corrige par une simple réécriture du code sourcecode source. De plus, les enquêteurs ont constaté que d'autres étages Fregat en constructionconstruction présentaient ce même défaut. Or, son retour en vol est conditionné aux résultats de cette enquête. S'il s'avère que c'est bien un problème de conception, cet étage pourrait rester cloué au sol bien plus longtemps que prévu, ce qui aura alors un impact négatif sur le calendrier des lancements d'ArianespaceArianespace qui exploite le lanceur Soyouz et cet étage depuis le CSG.

Néanmoins, avant d'imaginer toutes les conséquences possibles, il est prudent d'attendre les conclusions finales de cette commission d'enquête...