Courante en biologie, la microscopie à fluorescence ne peut pas tout visualiser. Une solution pour en élargir les possibilités vient d'être démontrée : transformer des molécules jusque-là invisibles en émetteurs laser.
Cela vous intéressera aussi

Pour obtenir des images à haute résolutionrésolution de tissus biologiques ou localiser certaines protéinesprotéines intéressantes à l'intérieur des cellules, la technique désormais courante est la microscopie à fluorescence. Lorsque certaines moléculesmolécules sont marquées, artificiellement ou naturellement par des fluorophores, il devient possible de les observer en utilisant le phénomène de fluorescence.

Un bon exemple est celui du marquage des molécules d'ADNADN avec le DAPI (4',6'-diamidino-2-phénylindole). Cette molécule fluorescente, capable de se lier fortement à l'ADN, réémet intensément une lumière bleuelumière bleue lorsqu'on l'illumine avec de la lumière ultraviolette. On connaît aussi le cas de la protéine fluorescente verte (en anglais Green Fluorescent Protein ou GFPGFP), très utilisée en génétiquegénétique pour marquer des gènesgènes et dont la découverte et les applicationsapplications ont valu le prix Nobel de chimie 2008 à Osamu Shimomura, Martin Chalfie et Roger Tsien.

Deux flashes de 200 femtosecondes...

Malheureusement, certaines molécules intéressantes, comme l'hémoglobinehémoglobine, sont rebelles à ces techniques de marquages et ne peuvent donc pas être observées avec un microscopemicroscope à fluorescence. Un groupe de chercheurs de l'Université de Harvard vient pourtant de réussir à le faire en transformant les molécules d'hémoglobine elles-mêmes en émetteurs laser.

Il suffit pour cela d'illuminer l'échantillon étudié avec des couples d'impulsions laserlaser durant 200 femtosecondesfemtosecondes et séparées par moins d'une picosecondepicoseconde. La première impulsion porteporte les molécules à observer dans un état d'énergieénergie plus élevé, et la seconde provoque l'émission stimuléeémission stimulée de photonsphotons en désexcitant les molécules. En répétant ce processus très rapidement, il suffit de quelques minutes pour collecter un nombre suffisant de photons et obtenir une image de bonne qualité.

Cette nouvelle technique a reçu le nom de microscopie par émission stimulée.