Avec une cinquantaine de satellites à lancer, le calendrier de SpaceX est très chargé. Ce nouveau lanceur, s'il tient ses promesses, sera utilisé pour lancer deux satellites en orbite de transfert géostationnaire (GTO) en 2013, et au moins cinq en 2014. © SpaceX

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SpaceX teste avec succès la version améliorée du Falcon 9

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Nouveau lanceur et nouveau succès pour SpaceX. La version améliorée du Falcon 9 a réalisé un sans-faute lors de sa première sortie. Un succès dès le premier vol était d'autant plus important que c'est avec cette version du Falcon 9 que la société compte lancer les satellites qui lui sont commandés en orbite de transfert géostationnaire.

SpaceX a lancé avec succès la nouvelle version améliorée du Falcon 9, dimanche 29 septembre. Le lanceur a décollé du nouveau pas de tir SLC-4 de la base de Vandenberg en Californie. Ce lancement était le onzième lancement d'un lanceur Falcon, toutes versions confondues, le sixième Falcon 9, et donc le premier du Falcon 9 v1.1.

Il a placé en orbite le satellite canadien Cassiope d'étude de l'environnement spatial, et trois charges utiles secondaires, les CubeSat Popacs, Dande et Cusat. Pour cette mission, l'orbite visée était un périgée de 325 km, un apogée de 1.500 km et une inclinaison de 80°.

Vol inaugural du Falcon 9 v1.1. Ce succès lui permet de préparer sa première mission en orbite de transfert géostationnaire. © SpaceX, YouTube

Un lanceur Falcon 9 plus puissant

D'une hauteur de 68,4 m, ce lanceur est plus grand que le Falcon 9 de base. Sa capacité de transport est également plus élevée. Il peut mettre en orbite basse 13 t et jusqu'à 4,8 t en orbite de transfert géostationnaire.

Cette version améliorée du lanceur Falcon 9 se différencie par de nouveaux moteurs plus puissants, des réservoirs plus grands et une coiffe plus large. Ce premier étage a été propulsé par 9 moteurs Merlin 1D (oxygène liquide et kérosène) 25 % plus performants que les moteurs 1C de la version de base, et également moins chers à fabriquer. Ils sont surtout disposés différemment dans une configuration dite octaweb (avec huit moteurs en cercle plus un au milieu), de sorte que les forces exercées sur la structure de l'étage soient moins contraignantes.

Le pari du low-cost pour SpaceX

Lors de ce vol, SpaceX prévoyait le redémarrage des deux étages afin de tester une procédure de retour et de freinage du premier étage. À l'heure où nous écrivons cet article nous ne savons pas ce qu'il est advenu de cet étage. Pour ce vol, il était prévu de le récupérer en mer, mais pas de le réutiliser plus tard. À la fin de son fonctionnement, trois des neuf moteurs de l'étage devaient se rallumer afin de ralentir sa chute dans l'océan Pacifique. L'étage sera ensuite récupéré en mer par l'American Marine Corporation.

À l'avenir, pour réduire les coûts de l'accès à l’espace, SpaceX veut réutiliser certains éléments de ces lanceurs, dont le premier étage (c'est celui qui monte le moins haut et emporte le plus de combustible).

D'ici à la fin de l'année, SpaceX prévoit trois autres lancements de son nouveau lanceur, dont la première mission en orbite de transfert géostationnaire pour le satellite SES-8 de télécommunications et de télévision, destiné à l'opérateur luxembourgeois SES. Suivront les lancements de Thaicom-6 de l'opérateur thaïlandais Shin Satellite Public Company, également en GTO, et la troisième capsule Dragon à destination de l'ISS.

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