C’est aujourd’hui le neuvième anniversaire de l’arrivée du rover Opportunity sur la planète Mars. Après avoir parcouru plus de 35 km (alors que sa mission était de rouler au moins 600 m), il travaille toujours, envoyant ses images vers la Terre.
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Prévue pour durer trois mois, la mission MER, pour Mars Exploration Rover, se poursuit toujours. Pourtant, c'est le 25 janvier 2004 à 5 h 05 TU qu'OpportunityOpportunity (alias MER-B) plongeait dans l'atmosphèreatmosphère martienne et rebondissait sur le sol, protégé par ses airbagsairbags, dans une vaste plaine baptisée Meridiani Planum, au milieu du cratère Eagle. Son jumeaujumeau le rover Spirit (MER-A) l'avait précédé, atterrissant dans le cratère Gusev le 3 janvier.

Les deux rovers ont parfaitement fonctionné durant les trois premiers mois et la mission MER a pu être poursuivie. Alimentés en électricité par leurs panneaux solaires, les deux engins de 185 kgkg avaient à craindre du ventvent, capable de recouvrir ces cellules photovoltaïquescellules photovoltaïques d'une couche de poussière et des aléas mécaniques conduisant à une panne ou un grippage.

La première image transmise par le rover Opportunity le 25 janvier 2004, peu après son atterrissage dans Meridiani Planum. © Nasa, JPL

La première image transmise par le rover Opportunity le 25 janvier 2004, peu après son atterrissage dans Meridiani Planum. © Nasa, JPL

Spirit et Opportunity n'ont pas eu la vie facile

SpiritSpirit, explorant une région où il semblait que de l'eau ait un jour coulé, apportera la preuve que l'hypothèse était juste en étudiant la nature de minéraux hydratés. En 2006, l'une des six roues de Spirit se bloque (ce qui permettra de découvrir par hasard de la silice presque pure dans le sillon qu'elle creusait) et, après plusieurs enlisements, trois autres se coincent en 2009, et Spirit s'immobilise. Transformé en laboratoire fixe après avoir parcouru 8 km, Spirit continue de travailler, jusqu'à ce 22 mars 2010 où le roverrover se tait définitivement quand ses panneaux solaires, devenus mal orientés à l'arrivée de l'hiverhiver, ne l'alimentent plus suffisamment en électricité.

Opportunity, lui, poursuit son exploration, qui l'amènera à observer quatre cratères, Eagle, Endurance, Victoria et Endeavour. Lui aussi s'enlise en 2005, mais les ingénieurs du JPLJPL parviennent à le sortir de ce mauvais pas... en cinq semaines.

La dernière découverte d'Opportunity : un affleurement de petites sphères d'environ 3 mm, dont certaines semblent ouvertes. Leur composition serait différente de celle des sphérules découvertes en 2004, riches en oxyde de fer et formées par l'action de l'eau sur des roches sédimentaires. © Nasa, JPL-Caltech, <em>Cornell University</em>, USGS, <em>Modesto Junior College</em>

La dernière découverte d'Opportunity : un affleurement de petites sphères d'environ 3 mm, dont certaines semblent ouvertes. Leur composition serait différente de celle des sphérules découvertes en 2004, riches en oxyde de fer et formées par l'action de l'eau sur des roches sédimentaires. © Nasa, JPL-Caltech, Cornell University, USGS, Modesto Junior College

Opportunity travaille toujours

Le bilan scientifique s'enrichit au fil des mois. Lui aussi montre les traces d'eau liquide qui a coulé ou stagné. Dès 2004, il découvre les fameuses « myrtilles », petites concrétionsconcrétions sphériques d'hématite, et même des météorites. Les études minéralogiques se sont succédé et ne sont pas terminées. En 2012, les observations d'Opportunity ont mis en évidence des argiles et de curieuses sphérules.

Alors que Curiosity est bien plus massif (près d'une tonne) et équipé d'instruments bien plus nombreux et sophistiqués (comme le spectromètrespectromètre à laser ChemCam ou le laboratoire Sam), le brave Opportunity, un peu éclopé, travaille toujours...