Les impacts du module Centaur et de la sonde LCross n'ont généré aucun dégagement visible de poussière. Mais la Nasa n'est pas déçue. Retrouvez toutes les images – car il y en a tout de même – et les explications sur le blog Astro.
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Comme prévu, la sonde LCross (Lunar Crater Observation and Sensing Satellite) était là pour observer le crash sur la Lune de Centaur, l'étage supérieur de la fusée Atlas (qui avait lancé LRO et LCross), transformé pour l'occasion en impacteurimpacteur, d'une massemasse de 2,3 tonnes. Quatre minutes plus tard, la sonde elle-même s'écrasait dans le même cratère Crabeus, tout près du pôle sud de notre satellite.

Les astronomesastronomes espéraient dans les deux cas un panache de poussières s'élevant très haut et suffisamment visible pour que des instruments (des spectromètresspectromètres) puissent en analyser la composition. Celui de Centaur en particulier, était très attendu car LCross le suivait à 600 kilomètres de distance seulement. Le but était surtout de déceler la présence d'eau, suspectée dans le sous-sol lunaire.

Une image en proche infrarouge du cratère <em>Crabeus</em>, juste après le crash de la sonde LCross. © <em>Palomar Observatory Caltech</em>

Une image en proche infrarouge du cratère Crabeus, juste après le crash de la sonde LCross. © Palomar Observatory Caltech

Las, le spectacle était de piètre qualité. De panache, il n'y en eut aucun. Peut-être, trop famélique, a-t-il été caché par les rebords du cratère. Les télescopestélescopes au sol, professionnels mais aussi amateurs n'ont donc pas eu droit à une belle observation.

Un roman-photo sur le blog Astro

En revanche, le spectromètre de LCross a bien enregistré des données juste après l'impact de Centaur et des images en infrarougeinfrarouge, qui révèlent les zones d'échauffement, ont pu être prises. La sonde LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) était de la partie aussi. Destiné à cartographier précisément la LuneLune, cet engin nous a déjà gratifié d'images des sites d'alunissages des missions Apollo, et vient à nouveau, samedi dernier, de repérer les traces de la mission ApolloApollo 14. Son instrument Diviner, un radiomètreradiomètre, a pu observer l'impact de LCross 90 secondes après l'événement, à une distance de seulement 80 kilomètres.

La caméra infrarouge de LCross a détecté un éclair dû au sodium au moment de l'impact de <em>Centaur</em>. © <em>Nasa Ames</em>

La caméra infrarouge de LCross a détecté un éclair dû au sodium au moment de l'impact de Centaur. © Nasa Ames

Les passionnés du blog Astro ont suivi ces événements par le menu et présentent une série d'images, sur TerreTerre et sur la Lune, quasiment sous la forme d'un roman-photo. A feuilleter sans modération.

Toutes ces données sont maintenant entre les mains des scientifiques qui vont y chercher la trace des éléments chimiqueséléments chimiques dégagés par les impacts. Les résultats demanderont quelques semaines au moins. On en saura peut-être alors davantage sur la quantité d'eau enfermée dans le sol lunaire sous forme de glace, et qui provient des comètescomètes ayant percuté notre satellite. Un cratère polaire comme Crabeus, dont le fond est toujours à l'ombre, est si froid depuis si longtemps que de la glace pourrait y être emprisonnée. Elle serait alors une aide précieuse pour de futures missions habitées.