Le cosmonaute russe Evgeny Tarelkin extrait de la capsule Soyouz, quelques minutes après son atterrissage de retour d'orbite. Il vient de passer plusieurs mois dans l’espace. © Sergey Vigovskiy

Sciences

Deux cosmonautes russes se sont (presque) posés sur Mars

ActualitéClassé sous :Astronautique , mars , planète mars

Deux cosmonautes russes de retour d'orbite ont simulé un atterrissage martien après avoir passé plusieurs mois à bord de la Station spatiale internationale. Il s'agissait de la première expérience du genre, afin d'étudier les réflexes d'un futur équipage vers Mars.

C'est une expérience très intéressante et inédite à laquelle se sont livrés les deux cosmonautes russes d'Expedition 34. À peine débarqués de l'ISS, après un séjour de 142 jours, ils ont aussitôt rejoint le Centre de formation des astronautes, plus communément appelé la Cité des étoiles, près de Moscou, pour y simuler un atterrissage sur la planète Mars.

Puisqu'environ six mois seront nécessaires pour rejoindre la Planète rouge, l'idée était de profiter du séjour en apesanteur des deux cosmonautes pour s'assurer qu'ils seraient suffisamment en forme pour effectuer une entrée atmosphérique et un atterrissage sans encombre. En effet, malgré leur retour sur Terre, les effets de l’apesanteur sur l'organisme des deux astronautes étaient toujours présents lors de cette expérience réalisée à l'intérieur d'une centrifugeuse qui simulait les conditions de pesanteur autour de Mars.

Vue d'artiste d'un engin spatial habité en phase finale d'atterrissage sur Mars. © Pat Rawlings, Nasa, SAIC, 1995

Test de réflexes avec un faux atterrissage sur Mars

Au sortir d'un voyage somme toute assez monotone de quelque six mois, nos cosmonautes russes sont-ils capables d'avoir une bonne appréciation des distances et du relief, un temps de réaction approprié et une certaine résistance à la fatigue et à la diminution des réflexes ?

L'expérience a réussi, les deux cosmonautes ont posé leur véhicule spatial sans encombre. C'était d'autant plus intéressant qu'il s'agissait de la première fois que l'on opposait des conditions physiques dégradées à une exigence de pilotage dans de bonnes conditions.

Cela dit, deux paramètres clés ne pourront jamais être étudiés sur Terre. En effet, on ne peut pas prévoir le comportement humain face à la distance inquiétante entre la Terre et l'engin spatial, lorsque notre planète n'est plus qu'un petit point lumineux et que les astronautes, livrés à eux-mêmes, doivent vivre dans un environnement pauvre en stimulus. Enfin, quelles que soient les expériences, les personnes qui y participent ne subissent ni l'impact psychologique d'une aventure dans l'inconnu ni le risque de ne pas retourner sur Terre, voire de mourir en mission.

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