La Nasa a conclu que la faille n'était pas assez profonde pour être problématique et qu’il n’était pas nécessaire de procéder à une réparation en orbite. © Nasa

Sciences

En bref : la protection thermique d'Endeavour a été endommagée

ActualitéClassé sous :Astronautique , STS-134 , navette spatiale

La photo de l'ISS avec la navette amarrée a bien été réalisée. L'équipage à bord de la capsule Soyouz en charge de cette photo est rentré à bon port sur Terre. Mais ce cliché n'a pas été le seul sujet de préoccupation de la Nasa durant ce weekend. Elle a également dû s'assurer qu'une des tuiles endommagées d'Endeavour ne présentait pas de risque pour la navette lors de son retour sur Terre.

La capsule Soyouz qui a quitté la Station spatiale internationale lundi soir a atterri hier au Kazakhstan avec trois astronautes à bord, dont l'Italien de l'Agence spatiale européenne Paolo Nespoli. Avant d'entamer son retour sur Terre, les photos prévues de l'ISS ont été réalisées et seront prochainement rendues publiques. Ce qui a surtout préoccupé la Nasa ce weekend, c'est une petite entaille dans une des tuiles de la protection thermique de la navette, entaille découverte par les astronautes à bord de la Station.

Depuis la perte de la navette Columbia en février 2003, en raison de la fragilisation du bord d’attaque de l’aile gauche, chaque navette fait l’objet d’inspections en orbite qui peuvent être réalisées soit par l’équipage de l’ISS, soit par la perche d’inspection OBSS (à l’image, au bout du Canardarm), ou des deux. © Nasa

Les photos prises au moment de l'approche d'Endeavour ont montré que le bouclier thermique de la navette avait subi sept impacts de débris de mousse isolante ou de glace du réservoir externe. Six de sept impacts ont été jugés non significatifs, mais le septième a montré une cavité profonde d'environ 8 centimètres et large de 6 centimètres. Même si cela ne semblait pas présenter trop de danger pour la navette, la Nasa a préféré planifier une inspection plus poussée de façon à s'assurer que la navette puisse faire un retour sans danger dans l'atmosphère, la température pouvant atteindre plus de 1.000 degrés à certains endroits du bouclier thermique.

Réalisée par les instruments de la perche OBSS, l'inspection de cette tuile a montré qu'il n'y avait aucun risque pour la navette lors de son retour sur Terre.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour.

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !

Cela vous intéressera aussi