La photo de l’ISS avec la navette amarrée a bien été réalisée. L’équipage à bord de la capsule Soyouz en charge de cette photo est rentré à bon port sur Terre. Mais ce cliché n’a pas été le seul sujet de préoccupation de la Nasa durant ce weekend. Elle a également dû s’assurer qu’une des tuiles endommagées d’Endeavour ne présentait pas de risque pour la navette lors de son retour sur Terre.
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La capsule SoyouzSoyouz qui a quitté la Station spatiale internationale lundi soir a atterri hier au Kazakhstan avec trois astronautesastronautes à bord, dont l'Italien de l'Agence spatiale européenneAgence spatiale européenne Paolo Nespoli. Avant d'entamer son retour sur TerreTerre, les photos prévues de l'ISS ont été réalisées et seront prochainement rendues publiques. Ce qui a surtout préoccupé la NasaNasa ce weekend, c'est une petite entaille dans une des tuilestuiles de la protection thermique de la navette, entaille découverte par les astronautes à bord de la Station.

Depuis la perte de la navette Columbia en février 2003, en raison de la fragilisation du bord d’attaque  de l’aile gauche, chaque navette fait l’objet d’inspections en orbite qui peuvent être réalisées soit par l’équipage de l’ISS, soit par la perche d’inspection OBSS (à l’image, au bout du Canardarm), ou des deux.  © Nasa

Depuis la perte de la navette Columbia en février 2003, en raison de la fragilisation du bord d’attaque de l’aile gauche, chaque navette fait l’objet d’inspections en orbite qui peuvent être réalisées soit par l’équipage de l’ISS, soit par la perche d’inspection OBSS (à l’image, au bout du Canardarm), ou des deux. © Nasa

Les photos prises au moment de l'approche d'EndeavourEndeavour ont montré que le bouclier thermique de la navette avait subi sept impacts de débris de moussemousse isolante ou de glace du réservoir externe. Six de sept impacts ont été jugés non significatifs, mais le septième a montré une cavité profonde d'environ 8 centimètres et large de 6 centimètres. Même si cela ne semblait pas présenter trop de danger pour la navette, la Nasa a préféré planifier une inspection plus poussée de façon à s'assurer que la navette puisse faire un retour sans danger dans l'atmosphèreatmosphère, la température pouvant atteindre plus de 1.000 degrés à certains endroits du bouclier thermique.

Réalisée par les instruments de la perche OBSS, l'inspection de cette tuile a montré qu'il n'y avait aucun risque pour la navette lors de son retour sur Terre.