S'il réussit son troisième lancement, le Falcon-9 pourra prétendre à lancer des satellites de la Nasa. © SpaceX/Chris Thompson

Sciences

En bref : la Nasa met en compétition plusieurs lanceurs

ActualitéClassé sous :Astronautique , Nasa , accès à l'espace

Pour les trois satellites d'observation de la Terre qu'elle prévoit de lancer entre 2014 et 2017, la Nasa doit choisir les lanceurs à utiliser. De l'historique Delta-2 au nouvel arrivant SpaceX, elle n'a que l'embarras du choix.

La Nasa, qui prévoit de lancer trois satellites d’observation de la Terre entre 2014 et 2017, dispose d'une large gamme de lanceurs pour les mettre à poste. Quatre sont en compétition : la Delta-2 d'United Launch Alliance (Ula), le Falcon 9 de SpaceX, le petit lanceur Taurus-XL d'Orbital Sciences et l'Atlas de Lockheed Martin. Pour Steve Volz, le directeur adjoint des vols du Bureau des sciences de la Terre de la Nasa, seuls la Delta-2 et le Falcon-9 répondent aux critères.

Cependant, si la Delta-2 a été des années durant le lanceur le plus fiable dans la flotte des États-Unis, il n'est plus aujourd'hui en production. Ula en possède encore cinq et on peut penser qu'ils seront tous utilisés, soit par la Nasa soit par les forces armées. Quant à SpaceX, son lanceur n'est pas encore certifié car malgré les deux vols réussis du Falcon-9, il ne peut pas encore prétendre à lancer un satellite de la Nasa. En effet, l'Agence spatiale américaine exige, quel que soit le lanceur, qu'il affiche trois missions réussies au compteur. Le porte-parole de SpaceX a cependant indiqué vouloir faire une proposition à la Nasa et lui soumettre une offre de certification.

Autrement dit, avec le lancement de la capsule Dragon à destination de l'ISS à la fin du mois d'avril, SpaceX joue une grande partie de sa crédibilité. S'il échoue, le Falcon-9 ne pourra pas prétendre au lancement de satellites de la Nasa avant la prochaine opportunité pour la période 2018 à 2020. D'autre part, la capsule Dragon doit réaliser une série de démonstrations prouvant que le système de transport spatial de SpaceX peut desservir l'ISS en toute sécurité. De 2014 à 2017, il est prévu le lancement de trois satellites :

  • Oco-2 destiné à mesurer les émissions en gaz carbonique (CO2), d'origine humaine aussi bien que naturelle en remplacement du premier exemplaire perdu au lancement ;
  • Joint Polar Satellite System-1 (JPSS-1), dédié à la surveillance de l'évolution climatique et la prévision météorologique ;
  • la mission Smap (Soil Moisture Active Passive) qui permettra d'assurer la continuité des mesures d'humidité de sol fournies par le satellite Smos de l'Esa.
Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour.

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !

Cela vous intéressera aussi