Après les États-Unis et la Russie, mais avant l’Europe, la Chine s’est dotée de son propre système de positionnement par satellite. Baptisé Beidou, il ne couvre pour l’instant qu’une large zone autour de la Chine.
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Avec 16 satellites actifs en orbiteorbite (et 4 expérimentaux), le GPSGPS chinois vient d'entrer en service commercial, couvrant tout le pays ainsi qu'une large partie de l'Asie et de l'océan Pacifique. Beidou (« louche du nord », le nom de la constellationconstellation que nous appelons la Grande OurseGrande Ourse) est progressivement mis en place depuis plusieurs années. Les tirs du lanceurlanceur Longue Marche 3 se succèdent, pour Beidou ou pour d'autres activités spatiales. En décembre 2011, le système de positionnement recevait son dixième satellite.

Dans des propos rapportés par l'agence de presse Xinhua, Ran Chengqi, responsable et porte-parole du système de navigation, explique que Beidou servira également aux « messages courts pour la Chine et les régions environnantes ». La précision du positionnement serait de 10 m, et de 0,2 m/s pour la vitessevitesse. Dans le quotidien China Daily, le même Ran Chengqi affirme que le signal est utilisable jusqu'en Australie.

Lorsqu'il sera complet, Beidou couvrira toute la planète et s'appuiera sur 35 satellites (5 géostationnaires, 3 géostationnaires inclinés et 27 en orbite moyenne). Pendant ce temps, l'Europe met lentement en place Galileo, dont les deux premiers lancements pour les satellites Giove-A et Giove-B ont eu lieu en 2005 et 2008. En octobre 2012, une fusée SoyouzSoyouz a installé les troisième et quatrième satellites IOV (de validation). En 2014, avec 18 autres satellites (il y en aura 30 au total), GalileoGalileo commencera à être utilisable.