Une Ariane 5 sur son pas de tir du Centre spatial guyanais. © ESA, S. Corvaja

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Ariane 5 : suivez ce soir son premier lancement de l'année

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Ce soir, Arianespace réalisera son premier lancement de l'année. Sur les douze missions prévues, la première sera réalisée par une Ariane 5. Ce lanceur emblématique d'une époque qui se termine s'apprête à lancer deux nouveaux satellites de télécommunication. Ce lancement, prévu à partir de 22 h 01 min, est à suivre en direct sur le site Internet d'Arianespace. 

Pour son premier lancement de l'année, Arianespace mettra en orbite deux satellites de télécommunication. Pour cette mission, l'opérateur des Ariane utilisera une Ariane 5 ECA. Ces deux satellites sont le condosat Saudi Geostationary Satellite 1/Hellas Sat 4 (HS-4/SGS-1 sous sa forme abrégée) pour les opérateurs KACST et Hellas Sat d'une part et GSAT-31 pour le compte de l'agence spatiale indienne (Isro) d'autre part.

Le lancement de cette Ariane 5 (VA247), le cent-troisième depuis son premier vol en 1996, est prévu le plus tôt possible dans une fenêtre de lancement qui s'ouvre ce soir à 22 h 01 min et se ferme à 23 h 02 min, heure de Paris. Pour ce vol, la performance demandée au lanceur est d'environ 10.052 kg dont 6.495 kg correspondent à la masse au décollage du satellite HS-4/SGS-1 et 2.536 kg à celle de GSAT-31.

La durée nominale de la mission (du décollage à la séparation des satellites) est de 42 minutes et 27 secondes. Les deux satellites sont à séparer sur l'orbite visée avec un périgée de 250 km, une altitude de l'apogée de 35.786 km et une inclinaison de 3°. La séparation du satellite HS-4/SGS-1 interviendra 27 minutes et 21 secondes après le décollage d'Ariane 5, et 42 minutes et 27 secondes après, pour GSAT-31. Notez que ce vol fera deux débris spatiaux de plus : le Sylda, c'est-à-dire la structure qui permet à Ariane 5 d'emporter deux satellites, et l'étage supérieur du lanceur !

Installation de la coiffe d'Ariane 5. En position haute, le satellite HS-4/SGS-1. Le satellite GSAT-31 n'est pas visible. Il est en position basse, à l'intérieur du Sylda. © ESA/Cnes/Arianespace, Service optique du CSG

Positionné à 39° est, le satellite HS-4/SGS-1 fournira des services de communication depuis l'orbite géostationnaire sur les bandes Ka et Ku, au-dessus de Europe, Afrique du Sud, Moyen-Orient. Construit par Lockheed Martin Space, sa durée de vie est estimée à plus de 15 ans avec une extension possible à 23 ans. Quant à GSAT-31, il sera positionné 48° est d'où il fournira des services de télécommunication en bande Ku depuis l'orbite géostationnaire, notamment pour réduire la fracture numérique dans le sous-continent indien. Sa durée de vie est estimée à plus de 15 ans.

Malgré son autonomie d'accès à l'espace et sa gamme de lanceurs, dont certains sont capables de lancer sur des orbites de transfert géostationnaire, l'Inde ne peut pas envoyer vers l'orbite géostationnaire des satellites de plusieurs tonnes. Le pays est donc contraint de se tourner vers des prestataires étrangers, principalement Arianespace. En effet, Arianespace a remporté 89 % des contrats de lancements en orbite géostationnaire ouverts aux lanceurs non indiens. À ce jour, avant le lancement de ce soir, Arianespace a mis en orbite 22 satellites et signé 24 contrats avec l'Isro.

  • Le premier des douze lancements prévus cette année pour Arianespace est pour ce soir.
  • En 2019, Ariane 5 devrait voler six fois. 
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