Internet pour trois milliards de personnes de plus : c’est l’objectif de la future constellation d’O3b Networks. Construits par Thales Alenia Space, les quatre premiers satellites seront lancés depuis le Centre spatial de Kourou par un Soyouz, dont ce sera le deuxième tir en 2013 et le cinquième depuis son installation en Guyane. Le lancement, qui devait avoir lieu hier soir, a été reporté de 24 heures à cause des conditions météorologiques.
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Moins de trois semaines après le lancement de l'ATV-4 Albert EinsteinEinstein à destination de la Station spatiale internationaleStation spatiale internationale, ArianespaceArianespace doit lancer ce soir les quatre premiers satellites InternetInternet de la constellationconstellation O3b pour le compte d'O3b Networks. Cette mission sera assurée par le lanceurlanceur russe SoyouzSoyouz depuis l'Ensemble de lancement Soyouz (ELS) à Sinnamary, en Guyane. Le lancement était prévu hier soir, mais les ventsvents trop puissants ont contraint à un report. Le tir devrait avoir lieu ce soir à 15 h 54 en heure locale (20 h 54 en France métropolitaine).

Trois des quatre satellites O3b qui seront lancés ce soir, vus ici dans l'usine romaine de Thales Alenia Space en mars 2013. © Rémy Decourt

Trois des quatre satellites O3b qui seront lancés ce soir, vus ici dans l'usine romaine de Thales Alenia Space en mars 2013. © Rémy Decourt

Du travail à venir pour Ariane 5 et Soyouz

À terme, cette constellation pourrait compter une quarantaine de satellites. Dans un premier temps, O3b Networks en a commandé huit, mais devant l'engouement que suscite le projet, quatre autres sont venus gonfler le carnet de commandes de Thales Alenia Space. Après le lancement de ce soir, quatre autres satellites seront lancés d'ici le troisième trimestre 2013, en vue d'une mise en service de la totalité de la constellation dès fin 2013.

Essai de fonctionnement des senseurs optiques à trois têtes, fournis par l'Esa, nécessaires au satellite pour se localiser par rapport à la Terre. En effet, un pilotage fin de l'altitude du satellite est un élément primordial pour la stabilité du faisceau au sol.Cet essai consiste à simuler la température de la Terre à une distance donnée. La Terre est représentée par l'anneau jaune et noir juste au-dessus des senseurs optiques.© Rémy Decourt

Essai de fonctionnement des senseurs optiques à trois têtes, fournis par l'Esa, nécessaires au satellite pour se localiser par rapport à la Terre. En effet, un pilotage fin de l'altitude du satellite est un élément primordial pour la stabilité du faisceau au sol. Cet essai consiste à simuler la température de la Terre à une distance donnée. La Terre est représentée par l'anneau jaune et noir juste au-dessus des senseurs optiques. © Rémy Decourt

En marge de ce lancement, on a appris pendant le salon du Bourget (qui vient de fermer ses portesportes) que Roscosmos a clairement fait savoir qu'elle souhaite poursuivre l'exploitation des lanceurs russes Soyouz depuis Kourou bien au-delà de ce qui était initialement prévu (2016).

Quant au prochain lancement d'Arianespace, il est prévu fin juillet, avec le tir d'une Ariane 5Ariane 5 qui emportera le satellite de télécommunications Alphasat. Le lanceur russe, lui, sera utilisé deux fois d'ici à la fin de l'année pour lancer la petite constellation de satellites Swarm, chargés d'étudier le champ magnétique terrestrechamp magnétique terrestre, et le satellite GaiaGaia, qui mesurera avec précision les positions et vitessesvitesses d'un milliard d'étoilesétoiles.