Un lanceur Falcon 9 de SpaceX au décollage depuis le Centre spatial Kennedy de la Nasa, en Floride. © SpaceX
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Le CubeSat d’un laboratoire français s’envole avec SpaceX et 90 autres satellites

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[EN VIDÉO] Découvrez le nanosatellite UVSQ-SAT  L’équipe UVSQ-SAT vient de livrer son premier petit satellite conçu, assemblé et testé au LATMOS, à la PIT et au CNES et à l’ONERA (Toulouse). © UVSQ 

Le Laboratoire « Atmosphères et Observations Spatiales » a conçu son propre CubeSat scientifique dédié à l'étude du bilan radiatif de la Terre et l'influence de l'éclairement solaire sur le climat. UVSQ-SAT, c'est son nom, sera lancé aujourd'hui par un lanceur Falcon 9, lors de la première mission de lancement partagé de SpaceX.

Pour sa première mission de lancement partagé, un Falcon 9 de SpaceX décollera aujourd'hui depuis la base américaine de Cap Canaveral en Floride. À bord, plus de 90 microsatellites et nanosatellites à lancer sur une orbite héliosynchrone pour le compte de clients commerciaux et gouvernementaux. Parmi ces très petits satellites, le nanosatellite UVSQ-SAT, conçu par le Laboratoire « Atmosphères et Observations Spatiales ». D'une durée de vie de un à quatre ans, il sera placé à environ 600 km d'altitude sur une orbite héliosynchrone.

Reporté pour des raisons météorologiques, initialement prévu le 21, puis le 22, le lancement est finalement prévu à 15 h 39 et il est à suivre en direct depuis : https://youtu.be/g0tgJ2I376Y, dès 13 h.

Ce nano-satellite, d'une taille de 10 x 10 x 10 cm, est dédié à l'étude du bilan radiatif de la Terre et à son déséquilibre énergétique ainsi qu'à l'influence de l'éclairement solaire sur la variabilité du climat régional. Pour cela, UVSQ-SAT mesurera, durant au moins une année, le flux infrarouge émis par la Terre et le flux solaire qu'elle réfléchit. La communauté scientifique a besoin de ces mesures pour consolider les études sur le climat et les relations Soleil-Terre.

Le Cubesat UVSQ-SAT est dédié à l'étude du bilan radiatif de la Terre et à son déséquilibre énergétique ainsi qu'à l’influence de l’éclairement solaire sur la variabilité du climat régional. © Latmos

Des enjeux technologiques et scientifiques

Pour le Latmos, la mission UVSQ-SAT permettra de valider le principe de la technologie miniaturisée pour la mission, notamment les détecteurs ultraviolet s(UV) et infrarouges (IR) ainsi qu'un nouvel accéléromètre/gyroscope/boussole à 3 axes. En effet, si la mission démontre l'intérêt du concept et une certaine maturité dans son fonctionnement en orbite, le Latmos pourrait développer une constellation hétérogène de petits satellites pour mesurer avec encore plus de précision le déséquilibre énergétique de la Terre et l'orientation future du climat. Du point de vue scientifique, l'enjeu est également de taille avec les mesures et validations scientifiques attendues en prévision de la mise en œuvre de cette future constellation de petits satellites.

À l'ère du New Space, c'est-à-dire une ère bénéficiant des progrès technologiques de la miniaturisation et des coûts raisonnables pour accéder à l'espace, cette mission montre que des laboratoires et des instituts peuvent se passer des agences spatiales -- toutes proportions gardées bien sûr -- pour réaliser leurs propres projets spatiaux grâce à l'utilisation de technologies sur étagères, mais aussi nouvelles, pour des objectifs scientifiques ambitieux.

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