Un stress au travail peut conduire au burn-out. © weedezign, Fotolia

Santé

Stress au travail : les symptômes du burn-out

Question/RéponseClassé sous :Travail , burn-out , stress

Le burn-out ou syndrome d'épuisement professionnel est un état de découragement et d'épuisement global lié à son travail. Quels en sont les signes ?

Malgré une forte médiatisation, il n'existe pas de consensus médical sur la définition du burn-out. Les symptômes diffèrent selon le patient, son parcours, sa constitution physique et psychologique. Il est néanmoins possible d'établir quelques signes et caractéristiques de ce trouble qui concernerait près de 17 % des salariés. Les métiers les plus exposés sont ceux du transport terrestre, du commerce de détail, de l'administration publique ou du médico-social. 

Les signes et symptômes physiques du burn-out

Le plus souvent attribué à la vie professionnelle, le burn-out s'exprime par une multitude de symptômes qu'il faut savoir reconnaître. © Mariesacha

Les signes et symptômes psychiques du burn-out

  • la fatigue émotionnelle, le sentiment de « vide intérieur », l'abattement ; 
  • l'irritabilité, l'impatience, une attitude de rejet systématique ;
  • le sentiment d'échec, la résignation ; 
  • le sentiment de surcharge, de stress ou d'ennui au travail ;
  • les crises de larmes ou d'angoisse ;
  • la procrastination, l'incapacité à prendre des initiatives ;
  • la diminution de l'estime de soi et de ses compétences, la culpabilité ;
  • le désintérêt, le désengagement progressif ou, à l'inverse, l'incapacité à s'arrêter de travailler ;
  • la sensation de « perdre pied » ;
  • l'humeur changeante s'exprimant par l'agacement, l'hypersensibilité, la tristesse ou la colère ;
  • le détachement émotionnel, la dépersonnalisation ;
  • la sensation de « boule au ventre » en allant au travail.

Les signes et symptômes comportementaux du burn-out

  • la normalisation d'horaires à rallonge
  • une diminution de l'empathie envers ses collègues et ses clients, une déshumanisation, un sentiment de persécution ; 
  • une attitude détachée ou négative, insensible, une réaction disproportionnée ou cynique ;
  • l'impression de ne plus rien contrôler ;
  • des difficultés de concentration et une confusion mentale, une perte de mémoire ;
  • un repli sur soi, la recherche de l'isolement, un évitement ;
  • une consommation accrue de tabac, de café, d'alcool, ou produits stimulants ;
  • une difficulté à porter un jugement, l'indécision ;
  • le travail en « pilotage automatique ».

À ce jour, le syndrome d'épuisement professionnel n'est pas encore reconnu comme maladie professionnelle, mais il est possible de faire reconnaître le caractère professionnel d'une maladie psychique depuis la loi du 17 août 2015. Il faut pour cela remplir deux conditions : une incapacité permanente, partielle, au moins égale à 25 % et une preuve du lien direct et essentiel entre la maladie, ou bien ses symptômes, et le travail habituellement exercé. Le salarié doit adresser une demande à son organisme de sécurité sociale qui le transmettra au Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP) chargé de statuer sur la demande.

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