Un sommeil de qualité n'a que des effets positifs sur la santé, intestinale, mentale, cardiaque et intellectuelle. © Konstantin Yuganov, Adobe Stock
Santé

Journée internationale du sommeil : pourquoi il est important de mieux dormir

Question/RéponseClassé sous :Sommeil , bien dormir , conséquences du manque de sommeil
 

Un Français sur cinq souffre d'insomnie ou d'un sommeil de mauvaise qualité qui se traduit par des difficultés d'endormissement, des réveils multiples dans la nuit, ou un réveil trop précoce le matin. Inévitablement, les troubles de sommeil entraînent fatigue, irritabilité, sautes d'humeur, se répercutent sur la mémoire ou la concentration. La Journée internationale du sommeil nous rappelle pourquoi il est important de bien dormir.

Alors que le 13 mars se tient la Journée internationale du sommeil qui vise à souligner l'importance de bien dormir sur la santé, voici quatre études récentes qui soulignent les effets positifs du sommeil sur le bien-être.

Le sommeil pour améliorer la santé intestinale

De nombreuses recherches se sont récemment intéressées aux effets de la santé intestinale sur notre bien-être. Les résultats d'une étude publiée l'année dernière dans la revue PLoS ONE ont montré qu'une mauvaise nuit de sommeil avait des effets néfastes sur la santé digestive, pouvant ainsi entraîner d'autres problèmes de santé.

Bien que cette étude se soit limitée au stade préliminaire et qu'elle n'ait suivi que 26 hommes, les chercheurs ont trouvé qu'augmenter l'efficacité du sommeil (le pourcentage de temps passé à dormir lorsqu'on est au lit) et la durée totale de sommeil permettait de diversifier et d'améliorer le microbiome digestif. En effet, plus les bactéries digestives sont diversifiées, plus la santé générale est susceptible d'être bonne.

Dormir pour être en bonne santé. © PeopleImages, Istock.com

Le sommeil pour avoir le moral au beau fixe 

Des recherches ont par ailleurs montré qu'un repos nocturne suffisant pouvait contribuer au bien-être mental, notamment chez les enfants et les adolescents. Dans une récente étude parue cette année menée sur 799 enfants, âgés de six à douze ans, ceux qui dormaient le moins enregistraient le risque le plus conséquent de développer des troubles de la santé mentale.

Les garçons qui dormaient le moins d'heures voyaient augmenter leurs risques de troubles du comportement. De plus, les filles et les garçons qui dormaient le moins augmentaient leur risque de troubles émotionnels à l'avenir. Une autre étude, publiée l'année dernière, qui avait suivi 110.496 étudiants supérieurs avait montré que le manque de sommeil était associé à une cohorte de troubles du bien-être mental et à l'augmentation de sentiments allant de la dépression à la colère en passant par l'anxiété et le désespoir.

Le sommeil pour protéger le cœur 

De plus en plus d'études s'intéressent aux effets du sommeil sur la santé cardiaque. Une étude menée cinq années durant auprès de 1.992 hommes et femmes, âgés de 45 à 84 ans, a trouvé que les participants qui n'enregistraient pas des horaires réguliers de sommeil et de coucher-lever doublaient leur risque d'événement cardiovasculaire en comparaison avec les personnes qui adoptaient des rythmes de sommeil plus réguliers.

L'année dernière, une vaste étude qui a suivi 461.347 individus âgés de 40 à 69 ans avait aussi montré que le fait de dormir moins de six heures par nuit était associé à un risque augmenté de 20 % de crise cardiaque en comparaison avec les personnes qui dormaient entre six et neuf heures par nuit. En revanche, les sujets qui dormaient plus de neuf heures par nuit voyaient leur risque cardiovasculaire augmenter de 34 %.

Le sommeil pour optimiser les performances

Le manque de sommeil pourrait avoir des effets sur les résultats scolaires des enfants, mais aussi sur l'efficacité au travail des adultes. Une vaste étude menée auprès de 49.050 enfants âgés de six à dix-sept ans a montré que ceux qui enregistrent un nombre suffisant d'heures de sommeil sont 44 % plus susceptibles de montrer de l'intérêt et de la curiosité d'apprendre, plus enclins à faire leurs devoirs (+33 %), ils se soucient plus de réussir à l'école (+28 %) et sont plus susceptibles (+14 %) de finir les tâches commencées que les enfants qui ne dorment pas assez.

Une étude américaine qui a analysé les effets de 24 heures de privation de sommeil sur 234 adultes a montré que le manque de repos pouvait abaisser nos capacités de mener à bien des tâches et entraîner des erreurs au travail allant de la simple étourderie à l'erreur potentiellement dangereuse.

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