Joie, colère, tristesse… Toutes ces émotions que nous ressentons résultent d’un équilibre subtil de substances dans diverses parties de notre cerveau.

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[EN VIDÉO] « Le Cerveau des enfants, un potentiel infini ? » : apprendre à être Dans cet extrait du documentaire Le Cerveau des enfants, un potentiel infini ? de Stéphanie Brillant, diffusé par Jupiter Films et qui sort en France le 23 mai, Allan Shore, psychologue états-unien, évoque l'importance de la relation mère-enfant dans le développement du cerveau. Avec le nourrisson, explique-t-il, l'interaction est gestuelle et comportementale : la mère n'a rien d'autre à faire qu'être elle-même pour que le bébé apprenne à être, lui aussi.

Les émotions sont les réactions de notre corps provoquées par une stimulationstimulation venue de notre environnement. Elles sont traitées dans le système limbiquesystème limbique de notre cerveaucerveau.

Joie et dopamine

Pour mieux comprendre comment fonctionne la joie par exemple, partons d'abord de la question suivante : à quoi la sensation de plaisir est-elle due ? Les chercheurs Olds et Milner ont découvert, en 1952, que le noyau accumbensnoyau accumbens gérait la récompense et le bien-être : il reçoit des informations venues, entre autres, de l'aire tegmentale ventrale via un neurotransmetteurneurotransmetteur, la dopamine. Une fois activé, le noyau accumbens communique avec diverses parties du cerveau en libérant trois neurotransmetteurs :

Colère : que se passe-t-il dans le cerveau ?

Lorsque nous ressentons de la colère, notre cœur s'accélère, notre respiration devient ample, nos muscles se contractent... Dans le cerveau, l'aire septale (noyau basalbasal de Meynert, noyau antérieur du thalamusthalamus et corps mamillaires) s'active.

Un message est envoyé à l'hypothalamushypothalamus médian qui va donner l'ordre de déverser dans l'organisme adrénalineadrénaline, cortisolcortisol et testostéronetestostérone. Hennig a montré, en 2004, qu'un faible taux de sérotonine est également lié à un comportement agressif.

La tristesse expliquée par la chimie

La tristesse est un moment de pause, d'analyse d'un moment difficile. Chimiquement, elle correspond à une baisse des enképhalinesenképhalines au niveau de l'amygdale. Un message est envoyé à l'hypothalamus qui déclenche une double action :

  • via le système sympathique, une libération d'adrénaline entraînant ventre noué et respiration accélérée ;
  • en parallèle, via le système parasympathique, l'acétylcholineacétylcholine et la noradrénalinenoradrénaline sont déversées dans l'organisme, ce qui provoque larmes et prostration.

Le cœur, à la fois accéléré et ralenti, semble pris dans un étau...

L’amour, un sentiment complexe

L'amour n'est pas une émotion mais un sentiment complexe, qui met en jeu un large cocktail de substances. Lors d'un coup de foudrefoudre, un pic d'adrénaline survient, ce qui provoque un sentiment d'éveil et une accélération du rythme cardiaque. Parallèlement, un pic de dopaminedopamine engendre du plaisir.

Si l'amour dure, une activité accrue apparaît dans une région liée au sentiment d'attachement, le globus pallidus, et dans des structures riches en récepteurs à l'ocytocineocytocine, l'hormonehormone de l'attachement.