Miniatures, sans noyau ou qui s’épluchent facilement : 8 fruits et légumes qui facilitent la consommation © Sze Wei Wong, Adobe Stock

Santé

Huit fruits et légumes qui facilitent la vie

Question/RéponseClassé sous :fruit , fruits et légumes , modification des plantes
 

Des mini pommes pour le snacking, une banane dont la peau se mange ou un avocat sans noyau : les cultivateurs et les marques se plient en quatre pour nous faire consommer plus de fruits et légumes. Ces huit innovations étonnantes qui facilitent la vie rencontreront-elles le succès escompté ?

Inventés dans le but de faciliter leur consommation, ces fruits ont été modifiés par la science pour nous épargner la corvée d'épluchage ou faciliter leur transport ou leur usage.

La pomme miniature pour le snacking

Issue d'un croisement entre la Gala et la Pacific Rose, la pomme Rockit est la plus petite pomme du monde, à peine plus grosse qu'une balle de golf. Vendue en tube transparent, elle a été inventée en Nouvelle-Zélande et a débarqué sur le marché français en 2018 avec plusieurs hectares plantés dans le Sud-Est et le Val de Loire. Avec une saveur sucrée et parfumée, une chair bien juteuse et une peau très fine, cette pomme a été pensée pour le snacking afin de remplacer les barres chocolatées.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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La châtaigne qui s’épluche plus facilement

Cela faisait 40 ans qu'une nouvelle variété de châtaigne n'avait pas été. C'est chose faite avec la châtaigne Bellefer, issue d'un partenariat entre l'Inra, le CTIFL (Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes) et Invenio (Station d'expérimentation de la filière fruits et légumes en Nouvelle Aquitaine). Conçue spécialement pour l'industrie (fabrication de purée de marron, yaourts, pâtisserie...), elle est plus petite, s'épluche très facilement et possède un goût de marron sucré très prononcé.

La châtaigne Bellefer possède un bon goût de marron. © CTIFL

La salade spéciale sandwichs

Mise au point par Gautier semences, la Rubygo-1 est une nouvelle variété de laitue multicolore dont la forme « permet une couverture optimale sur le pain », d'après l'entreprise. Ses feuilles carrées et plates de 10 cm environ ne nécessitent pas de recoupe -- ce qui limite les pertes -- et s'adaptent parfaitement aux burgers, sandwichs en pain de mie ou buns ronds. Dénue d'amertume, cette salade est en outre résistante aux bio agresseurs et offre un bon rendement.

La salade Rubygo-1 s'insère mieux dans les sandwichs grâce à ses feuilles carrées. © Gautier Semences, Georges Flayols

La pastèque carrée

Couramment vendues au japon et en Corée, les pastèques carrées sont obtenues simplement en plaçant le fruit dans un moule carré pendant sa croissance. Le premier objectif est bien entendu de faciliter le transport et le stockage, mais ces pastèques sont aussi vendues comme produit de luxe pour être offertes en cadeau. Les cultivateurs ont d'ailleurs développé d'autres formes, en pyramide ou en cœur, spécialement imaginées pour servir de « souvenir » aux étrangers, et qui sont vendues jusqu'à 100 euros pièce.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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L’avocat sans noyau

Lancé en 2017 par l'enseigne Marks & Spencer, l'avocat sans noyau a été conçu dans le but d'éviter les blessures consécutives aux manipulations des gens qui s'entaillent la main en essayant d'ôter le noyau. D'une taille de 5 et 8 cm et de forme allongée, il ressemble davantage à un mini concombre et possède une peau comestible. Cet avocat cocktail a été conçu sans pollinisation (reproduction parthénocarpique), ce qui produit un fruit sans pépin (ou noyau en l'occurrence) et plus petit. À noter qu'un impressionnant avocat géant de 1,2 kg a également été lancé en Nouvelle-Zélande en 2018.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Le kiwi sans poils

Le Nergi, un petit kiwi à la peau fine et lisse pas plus gros qu'une petite tomate, a débarqué en France en 2013. Mis au point en Nouvelle-Zélande par le laboratoire Plant and Food Research, il est issu d'une variété naturelle, le kiwaï (Actinidia arguta), qui a été améliorée pour le rendre moins fragile et pour permettre sa commercialisation. Bien sucré et encore plus riche en vitamine C que le kiwi classique, son principal atout est bien entendu de pouvoir être consommé avec la peau. Il est aussi très productif (une plante produit entre 10 et 50 kg de fruits).
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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La pomme de terre qui cuit deux fois plus vite

Commercialisée par l'entreprise Pomleg, la pomme de terre Rose Anne cuit en à peine 12 minutes à l’autocuiseur contre 20 minutes pour les variétés équivalentes à chair ferme. Autre particularité de cette pomme de terre : elle se décline en deux coloris (rose pâle et rose foncé). « La Rose Anne est issue d'un croisement entre la Phurega et la Tuberosum, détaille Frédéric Champion, responsable des achats chez Pomleg. La Phurega présente un temps de cuisson réduit, une chair plus jaune et une palette de goûts intéressante. Mais elle est encore trop sauvage pour avoir une valeur agronomique telle quelle ».

La pomme de terre Rose Anne est issue d'un croisement entre deux variétés. © Pomleg

La banane dont la peau se mange

Elle s'appelle Mongee et n'est pour l'instant disponible qu'au Japon. Cette banane a été obtenue en congelant les jeunes plants de bananiers à -60 °C, puis en les dégelant avant de les replanter à 27 °C. Un traitement de choc qui amène la banane à pousser en neuf mois seulement, ne laissant pas le temps à la peau de se former. L'autre intérêt de cette technique est qu'elle permet de se passer des pesticides, abondamment utilisés pour les bananes classiques. D'après les personnes l'ayant goûtée, la peau est quand même un peu amère mais la chair est sucrée avec une saveur proche de l'ananas. Reste son prix plutôt dissuasif : 5 euros la pièce.

La banane Mongee a une peau plus fine qui peut se manger. © D&T Farm
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