Durant des rapports sexuels non protégés, des infections sexuellement transmissibles peuvent être transmises d'un partenaire à l'autre. en cas de doute, il faut consulter un médecin. © iStock

Santé

IST : Que faire après un rapport sexuel à risque ?

Question/RéponseClassé sous :dépistage , maladie sexuellement transmissible , infection sexuellement transmissible

Un rapport sexuel sans préservatif, celui-ci qui craque ou qui glisse, ... de nombreuses situations sont à risque lors d'un rapport sexuel et peuvent être le théâtre d'une transmission d'une infection sexuellement transmissible. Quels sont les bons réflexes à avoir quand on soupçonne la transmission d'une infection ?

L'hépatite B, la chlamydia ou la syphilis, toutes ces infections sont transmises lors d'un rapport vaginal, anal ou oral non protégé. Certaines d'entre elles sont facilement dépistées et soignées mais leur lien étroit avec la sexualité fait qu'il est parfois difficile d'en parler. Au moindre doute, parlez-en à votre partenaire et rapprochez-vous d'un professionnel de la santé.

Que ce soit votre médecin traitant, un médecin des urgences ou qui exerce dans un centre dépistage, il faut à tout prix consulter après un rapport à risque et cela dans les 48 heures suivant l'acte. Durant cet entretien, le médecin évaluera le risque et sa gravité. Il effectuera également une prise de sang « témoin » qui le renseignera sur votre état et prescrira différent test prophylactique et de dépistage.

Des tests pour dépister les IST

Si vous avez été exposé au virus du Sida, le médecin peut vous prescrire le TPE pour Traitement Post-Exposition, un traitement préventif d'un mois qui permet de détruire au plus vite le virus. Les autres IST seront dépistées grâce à plusieurs tests spécifiques.

 
  • L'hépatite B : une prise de sang un mois après le rapport sexuel pourra attester de la présence d'anticorps anti-virus dans le sang. Si celle-ci est négative, le risque est écarté dans le cas contraire, un suivi est indispensable. Même si la maladie se résorbe spontanément dans la majorité des cas, elle peut également devenir chronique dans 10 % des cas.
  • La syphilis : elle se manifeste par un « chancre », un abcès sur les parties génitales dû à une bactérie, le tréponème pâle. Le diagnostique est également fait lors d'une prise de sang un mois après le rapport sexuel à risque. En l'absence de traitement, la maladie peut prendre des formes diverses qui évoluent durant de longues années.
  • La chlamydia : elle est causée par un petit bacille intracellulaire Chlamydia trachomatis. Asymptomatique dans 50 à 70 % des cas, elle provoque aussi des douleurs génitales et lors de la miction, chez les femmes, et des testicules enflés et douloureux, chez les hommes. Un prélèvement génital pour les femmes, et urinaire pour les hommes, permet d'établir la présence de la bactérie ou non. Généralement, elle est traitée par un comprimé unique d'antibiotique (azythromycine).
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