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La scoliose et les conséquences psychologiques

Dossier - Scoliose : quand le dos se détraque
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La scoliose est une déformation de la colonne vertébrale qui apparaît surtout lors de la croissance de l’enfant. Découvrez dans ce dossier, tout ce qu'il faut savoir sur la scoliose, ses causes et ses traitements.

  
DossiersScoliose : quand le dos se détraque
 

Si les courbures sont physiologiques dans le plan sagittal, leur survenue dans le plan frontal est moins fréquente. Le facteur psychologique majeur lié à la scoliose est l'angoisse des parents qui va être perçue négativement par l'enfant. Cette angoisse est souvent le fruit d'une mauvaise information.

Quelles sont les conséquences d'une scoliose ? © Pureradiancecmp, Fotolia

De nombreuses publications pessimistes incluaient des scolioses neurologiques poliomyélitiques. Les statistiques les plus récentes isolant les scolioses idiopathiques ont fait la preuve qu'en dessous de 70°, il n'y a pas de répercussion ni sur la respiration ni sur les douleurs.

Vue d'une scoliose d'un enfant de 15 ans. © Jan Der Chemiker, CC by-nc 3.0

Le traitement par corset et le regard des autres

Pour les adolescents, c'est surtout le traitement par corset qui aura des répercussions psychologiques. Le « regard des autres » au moment de l'adolescence pose problème. Par contre si les enfants arrivent à dépasser ce stade, le corset peut également avoir des effets bénéfiques et les aider à structurer « leur moi » comme disent les psychologues. Ils auront un meilleur métier plus tard et une meilleure stabilité familiale. Le fait de pouvoir remplacer le plâtre par le corset définitif full time est un gros progrès psychologique. Beaucoup d'enfants ont été opérés parce qu'ils n'avaient pas accepté le plâtre initial.

À résultat final équivalent, plus la réductibilité immédiate en corset est importante, plus la tolérance au port partiel est importante. Porter un corset peu efficace 23 heures sur 24 et un corset plus efficace 16 heures sur 24 sont peut-être équivalents en terme de résultat final, mais pas du tout en qualité de vie et de répercussion psychologique.

Pour le médecin, le risque principal est l'information fournie au patient. La voie est étroite entre rassurer ou dramatiser à tort. Il vaut mieux avouer au patient son ignorance quant au risque évolutif en expliquant la situation chaotique et la nécessité des contrôles successifs. Le risque de faire porter un corset inutilement doit être également évoqué.

Les associations de patients telles que Scoliose et Partage, qui animent un forum apportent un soutien fondamental et permettent le plus souvent d'éviter le recours à un psychologue. Dans les pays anglo-saxons, des associations telles que les Curvy girls sont très actives et réalisent un lobbying positif pour une intégration sociale optimale.