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Réévaluation de l'impact de la suie sur le climat global

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Une équipe de chercheurs, dirigée par des scientifiques de la Nasa et de la Columbia University, fait état d'une quantité de fines particules de carbone noir (suie) plus abondante dans l'air et contribuant de manière plus marquée au changement climatique, que ce qui était jusqu'alors admis par le Panel intergouvernemental sur le changement climatique (PICC).

Réévaluation de l'impact de la suie sur le climat global

Selon ces chercheurs, si cette quantité de particules de suie n'est pas réduite, le monde pourrait connaître un réchauffement climatique plus rapide que prévu.

Les chercheurs ont utilisé les données atmosphériques globales recueillies par l'Aerosol Robotic Network (AERONET). D'après les calculs, la suie, absorbant la lumière solaire, contribuerait au réchauffement à une hauteur deux fois supérieure à ce qui était estimé par le PICC. Le carbone noir ou la suie est le produit d'une combustion incomplète, notamment de carburants diesel, biocarburants et charbon. Il est généré entre autres par le trafic, la pollution industrielle et la combustion domestique.

Les particules de suie aussi bien que d'autres particules fines, essentiellement des sulfates, posent des problèmes en termes de qualité de l'air. Des efforts ont été entamés pour réduire les émissions de sulfates sans réduire simultanément les émissions de carbone noir. Cela constitue un piège, fait remarquer James Hansen, du Nasa's Goddard Institute for Space Studies (GISS). Alors que la suie est noire et absorbe la chaleur, et donc contribue au réchauffement climatique, les aérosols de sulfates sont blancs, reflètent la lumière du Soleil et contribuent au processus inverse : le refroidissement. Jusqu'à présent les effets en termes de réchauffement et de refroidissement des particules noires et blanches se contre balançaient partiellement.

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