Santé

La maladie piégée par des nez électroniques

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Débusquer la maladie par l'haleine du malade, la technique est ancienne. Au temps des Romains, les médecins avaient ainsi appris à associer un souffle musqué à certaines pathologies du rein. Aujourd'hui, grâce à des capteurs chimiques, des chercheurs espèrent repérer sur le même principe des signes d'infection chez les patients.

Car certaines maladies provoquent bien un changement de composition des gaz exhalés, de même que ceux émis par des bactéries dans le sang ou l'urine.

Les capteurs chimiques, tels un "nez électronique", vont donc permettre de relever ces modifications et donc d'identifier les anomalies.

Pour le moment, un seul appareil de ce type existe sur la marché. Autorisé par la Food and Drug Administration en novembre 2001, le dispositif élaboré grâce aux recherches de l'Université de Manchester (Angleterre) est en mesure de signaler les infections urinaires par l'analyse des gaz rejetés dans l'urine.

Et cela en une heure de temps, au lieu des quelques jours nécessaires à la cultures des bactéries. Mais d'autres instruments devraient suivre : analyse des fluides vaginaux pour les vaginoses, du souffle pour le cancer des poumons ou la pneumonie, etc.

L'intérêt principal de cette approche est bien sûr sa simplicité et sa rapidité, d'où un gain d'argent. Elle permet également de réduire les prescriptions d'antibiotiques en ciblant précisément la maladie.

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