Santé

En bref : le coronavirus MERS-CoV retrouvé dans des dromadaires

ActualitéClassé sous :médecine , coronavirus , MERS-CoV

Alors que l'épidémie de MERS-CoV s'intensifie au Moyen-Orient et surtout en Arabie Saoudite, des chercheurs ont retrouvé des échantillons du virus vivant dans des dromadaires. Ces animaux domestiques pourraient bien transmettre la maladie.

Les dromadaires sont également infectés par des coronavirus identiques à ceux qui sont à l’origine de l’épidémie au Moyen-Orient. Les camélidés figurent parmi les principaux suspects accusés d’être les vecteurs de la maladie, bien malgré eux. © Watsonsinelgin, Flickr, cc by nc sa 2.0

D'où vient le terrible coronavirus MERS-CoV ? Depuis le début de l'épidémie, il y a deux ans, les scientifiques suspectent principalement deux animaux de jouer les réservoirs viraux. Les chauves-souris d'abord, chez lesquelles on a trouvé un virus identique à celui qui sévit chez l'Homme. Et les dromadaires, animaux domestiques bien souvent porteurs des anticorps dirigés contre MERS-CoV.

Désormais, une équipe de chercheurs états-uniens et saoudiens, dirigée par Thomas Briese de l'université Columbia, à New York, a retrouvé la trace du virus vivant dans les narines des camélidés. Après analyse génomique, ces scientifiques ont pu vérifier que les séquences correspondaient parfaitement avec les souches de MERS-CoV du coronavirus infectant l'Homme. Néanmoins, la diversité génétique des virus semble bien plus importante chez les dromadaires. Mais après 48 heures de culture dans des cellules de primate, cette diversité s'était amenuisée, traduisant bien ce qui s'observe dans notre espèce, d'après leurs conclusions parues dans mBio.

Pour l'heure, l'OMS ne recensait que 254 cas avérés dont 93 décès au 24 avril, bien que les chiffres réels dépassent probablement les 300 cas pour plus de 100 victimes avec une recrudescence en Arabie Saoudite le mois dernier. Dans la plupart des cas, les scientifiques n'ont pas pu établir la source de l'infection. Étant donné la proximité du dromadaire avec l'Homme, il constitue un coupable idéal, plus que la chauve-souris, pour expliquer l'épidémie. Néanmoins, ces éléments à charge ne font pas encore office de preuves. L'enquête se poursuit donc, même si l'étau se resserre...

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