Une épidémie de la maladie à virus Ebola touche en ce moment la République démocratique du Congo. © ursule, Fotolia

Santé

Plus mortel que le coronavirus, Ebola continue de tuer

ActualitéClassé sous :Ebola , épidémie meurtrière , République du Congo

Alors que le monde craint une pandémie de coronavirus, d'autres pourtant beaucoup plus virulents tuent loin des regards. C'est le cas du virus Ebola qui a fait près de 2.238 victimes au 21 janvier 2020.

Interview : la lutte contre Ebola continue dans les laboratoires  Le virus Ebola, qui peut infecter à la fois les Hommes et d'autres mammifères, est responsable d'épidémies chez l'Homme. Malheureusement, la maladie est fréquemment mortelle, c’est pourquoi l’Institut Pasteur travaille sur des solutions. Jean-Claude Manuguerra, responsable de l’unité de recherche et d’expertise Environnement et risques infectieux, nous en parle durant cette vidéo. 

Alors que l'actualité est largement dominée par l'épidémie mondiale causée par le coronavirus chinois, d'autres épidémies beaucoup plus mortelles sévissent actuellement. C'est le cas de la maladie à virus Ebola, qui a fait 2.238 morts depuis la fin du mois de novembre, essentiellement en République démocratique du Congo, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cas confirmés et cas probables de maladie à virus Ebola en fonction de la semaine d’apparition de la maladie, par zone de santé. Données au 21 janvier 2020. © OMS

La maladie à virus Ebola, une menace toujours d’actualité

L'épidémie de maladie à virus Ebola frappe actuellement les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri. Son origine semble être un patient pris en charge en juin 2019 qui a fait une rechute fatale en décembre 2019. L'homme a infecté 29 personnes avant son isolement dans le centre de soins de Malabako. Il est resté plus de neuf jours en contact avec des personnes saines.

C'est autour du centre de soins de Malabako que se concentre la majorité des nouveaux cas : 71 % des infectés ont été pris en charge là-bas. Selon l'OMS, les derniers cas signalés la semaine du 21 janvier ont été isolés seulement deux jours après l'apparition des symptômes, ce qui augmente grandement leur chance de survie.

Le dernier bilan reste pourtant très lourd avec un taux de létalité global de 66 % ! Parmi les victimes de cette fièvre hémorragique particulièrement agressive, plus de la moitié étaient des femmes et près d'un tiers, des enfants de moins de 18 ans.

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