On trouve toujours du dioxyde de titane dans les bonbons. Et selon une étude, ce colorant connu aussi sous le nom de E171 pourrait provoquer des diabètes de type 2. © Pixelia, Pixabay, CC0 Creative Commons

Santé

Et si le dioxyde de titane rendait diabétique ?

ActualitéClassé sous :diabète , diabète de type 2 , dioxyde de titane

Dans les peintures ou dans les cosmétiques, mais surtout dans les produits alimentaires, le dioxyde de titane est partout. Et depuis quelque temps, les scientifiques émettent des doutes quant à son innocuité. Ainsi une étude le soupçonne-t-elle d'être responsable des diabètes de type 2.

Le dioxyde de titane (TiO2) - encore connu sous le nom de E171 - est un additif alimentaire que l'on trouve dans de nombreux produits. Son unique vertu : doper la blancheur et la brillance de ces produits. Depuis 2006, il est classé cancérigène possible par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ). Et l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) préconise un principe de précaution.

Aujourd'hui, des chercheurs de l'université du Texas (États-Unis) nous apprennent qu'ils ont retrouvé des particules cristallines de dioxyde de titane dans les pancréas de patients atteints de diabète de type 2. Rappelons que si l'on trouve naturellement certains éléments métalliques - le fer, le magnésium ou même le cobalt - dans le corps humain, le titane n'en fait pas partie.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, le nombre de personnes atteintes de diabète a quadruplé au cours des 40 dernières années. Le diabète de type 2 représente la majorité des cas. © stevepb, Pixabay, CC0 Creative Commons

Le E171 sur le banc des accusés

« Nos résultats suggèrent que le diabète de type 2 pourrait se révéler être une maladie inflammatoire chronique, à l'image de ce qu'il se passe pour la silicose », explique Adam Heller. « L'utilisation accrue de E171, notamment comme colorant dans les aliments, les médicaments et les peintures murales intérieures au cours des cinq dernières décennies pourrait être un facteur dans la pandémie de diabète de type 2. »

Compte tenu des potentielles implications de ces découvertes, Adam Heller souhaite répéter l'étude, mais cette fois en utilisant un échantillon plus large. Car l'étude pilote, dont il est question ici, ne portait que sur une dizaine de spécimens. « Notre travail n'est pas encore terminé », reconnaît le chercheur.

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