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Pétrel géant

DéfinitionClassé sous :zoologie , oiseau , piscivore
Photo d'un pétrel géant. © Mila Zinkova, GNU FDL Version 1.2

Pétrel géant (Gmelin 1789) - Macronectes giganteus

  • Ordre : Procellariiformes
  • Famille : Procellariidae
  • Genre : Macronectes
  • Taille : 0,80 à 1,00 mètre (envergure de 1,85 à 2,10 mètres)
  • Poids : 3,5 à 5 kg
  • Longévité : 6 à 10 ans 

Statut de conservation UICN : LC préoccupation mineure

Description du pétrel géant

Le pétrel géant antarctique ne peut être confondu qu'avec son cousin, le pétrel géant subantarctique. Le plumage est gris brun et s'éclaircit à partir du cou pour devenir plus grisâtre au niveau de la tête. Mais les colorations peuvent être très variables d'un individu à l'autre, et il existe même des formes totalement blanches. L'oiseau arbore un bec jaunâtre, long, puissant et recourbé muni d'une grosse narine unique sur sa partie supérieure, et ses pattes sont noires et palmées. La sous-espèce antarctique Macronectes giganteus a le bout du bec vert, et la sous-espèce subantarctique Macronectes giganteus halli a le bout du bec rouge. Les ailes longues et étroites sont adaptées aux vols longue distance.

Pétrel géant juvénile. © James Slaughter, National Science Foundation, domaine public

Habitat du pétrel géant

L'oiseau est disséminé sur le continent antarctique et presque toutes les îles subantarctiques baignées par l'océan austral : îles Malouines, Géorgie, Orcades et Shetland du Sud, îles Crozet et Kerguelen, les archipels du Prince Edouard et Tristan da Cunha. Il construit un nid sommaire d'herbes et de plumes sur le sol nu ou faiblement herbeux. En mer, il est pélagique et peut être trouvé jusqu'en Patagonie.

Comportement du pétrel géant

Le pétrel géant est un voilier hors pair capable de voler sur de très longues distances et par mauvais temps. Il est capable d'affronter des vents soufflant à 100 km/h. C'est un oiseau très actif à terre qui passe une partie de son temps à la recherche de nourriture. Ses vocalisations sont assez larges, et vont des grognements, aux miaulements, en  passant par les sifflements et... les hennissements. Le pétrel géant vit en colonies lâches. Il défend âprement son territoire et est capable d'expulser une huile nauséabonde en direction de l'intrus. Mais il protège de manière tout aussi ferme la nourriture qu'il convoite et effectue des parades d'intimidation en étendant les ailes vers le bas et en redressant la tête et la queue.

Reproduction du pétrel géant

La saison de reproduction s'étend sur les mois d'octobre et novembre. La femelle ne pond qu'un seul œuf qu'elle couvera en alternance avec le mâle pendant environ deux mois. Le poussin restera au nid jusqu'à son essor au mois de mars suivant. Le jeune entreprendra ensuite une longue migration dans l'hémisphère austral, et passera deux ou trois ans en mer avant de revenir à terre. Le pétrel géant atteint la maturité sexuelle vers quatre ans mais ne commence à se reproduire qu'au bout de six ou sept ans. 

Régime alimentaire du pétrel géant

La femelle du pétrel géant préfère la nourriture vivante et se délecte de krill et de calmars évoluant à proximité de la surface. Elle peut plonger jusqu'à deux mètres. S'il ne dédaigne pas les crustacés et les céphalopodes, le mâle qui est surnommé « vautour des mers », éprouve une nette préférence pour les charognes : carcasse de cétacés et de pinnipèdes qu'il dépèce à l'aide de son puissant bec. Il se nourrit également de poussins d'espèces voisines, tels que ceux du manchot empereur, royal ou papou. 

Scène de prédation sur un poussin de manchot papou. © Constantine, GNU FDL Version 1.2

Menaces sur le pétrel géant

Le pétrel géant est régulièrement victime des campagnes de pêche à la palangre car il se prend dans les filets pour chaparder les poissons capturés. Il est également très sensible au dérangement sur son site de nidification, et est capable d'abandonner son œuf ou son poussin. Les populations sont en hausse dans certaines zones et l'espèce ne semble pas réellement menacée. Elle pourrait cependant subir un revers si les cétacés, ainsi que certaines espèces de pinnipèdes et de manchots devaient décliner. En effet, la nourriture de l'oiseau est surtout composée d'animaux morts. Dans certaines zones, les diminutions de populations ont été imputées à une importante réduction d'effectifs des éléphants de mer du Sud (Mirounga leonina).

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