Planète

Mérou brun

DéfinitionClassé sous :zoologie , poisson , écaille
Photo d'un mérou brun. © Parent Géry, CCA-SA 3.0 Unported license

Mérou brun (Lowe 1834) - Epinephelus marginatus 

  • Ordre Perciformes
  • Sous-ordrePercoidei
  • Famille Serranidae
  • Sous-familleEpinephelinae
  • Tribu Epinephelini
  • Genre Epinephelus
  • Taille : 1,00 à 1,20 m
  • Poids : 15 à 20 kg
  • Longévité : 50 ans

Statut de conservation UICN : EN en danger

Description du mérou brun 

Le mérou brun à qui l'on donne de nombreux noms vernaculaires : mérou noir, mérou de Méditerranée, serran géant..., est un poisson au corps ovoïde et lourd. Sa longueur est quatre fois supérieure à sa hauteur. La tête massive, est munie d'une bouche à la mâchoire inférieure proéminente et d'une lèvre supérieure épaisse. Les yeux sont saillants. Son épiderme recouvert de petites écailles est dans les tons de brun plus ou moins foncé, ponctué de taches claires. Mais les vieux mâles sont uniformément bruns. La nageoire dorsale dont la partie antérieure est munie de rayons épineux, court sur presque toute la longueur de son dos. La queue est arrondie et l'extrémité de l'ensemble des nageoires est d'une couleur plus sombre. 

Mérou brun. © Albert Kok, domaine public

Habitat du mérou brun

On trouve le mérou brun principalement en Méditerranée, mais également sur la façade est de l'Atlantique depuis la Bretagne jusqu'en Afrique du Sud. Mais il est rare au-delà du golfe de Gascogne. Il occupe les fonds rocheux accidentés présentant grottes et cavités où il peut s'abriter, entre 20 et 300 mètres de profondeur. Mais on  peut également le voir sur les fonds sableux couverts de posidonies. Il préfère cependant les zones de tombants tout en restant au-dessus de la thermocline, dans la zone appelée épilimnion. Cette limite constitue une barrière compte tenu de la différence de salinité qui peut parfois exister entre l'épilimnion et l'hypolimnion également plus pauvre en oxygène

Comportement du mérou brun

Le mérou brun est un animal solitaire et grégaire. Sa présence est un indicateur de la bonne qualité générale du biotope qu'il occupe. Il peut aussi bien chasser de jour que de nuit. Il pratique l'affût et, malgré sa taille et son poids, est capable de démarrages foudroyants qui ne laissent que peu de chances à ses proies.

Mérou de Méditerranée. © BuzzWoof, domaine public

Reproduction du mérou brun

Le mérou brun possède la particularité d'être hermaphrodite protogyne (il change de sexe en étant d'abord femelle puis mâle). La période de frai a lieu de juillet à septembre. À cette époque les mérous matures se regroupent en grand nombre dans les zones rocheuses entre 15 et 30 mètres de profondeur. Les parades et l'expulsion des gamètes mâles et femelles ne durent que quelques jours. La fécondation se déroule en pleine eau et l'éclosion des œufs à lieu au bout d'une quarantaine d'heures après la fécondation. Les œufs et les larves sont pélagiques. Après un mois, les larves entament leur descente vers le fond. À ce moment-là elles vont commencer à se colorer et à prendre l'aspect de mérous minuscules qui vont entamer leur vie benthique sur les fonds rocheux proches de la surface. Le mérou brun atteint sa maturité sexuelle entre 4 et 5 ans. Il est alors femelle et mesure de 40 à 50 centimètres. Vers l'âge de 10 à 14 ans, entre 60 et 70 centimètres, il se produit un changement de sexe qui transforme le poisson en mâle qui terminera sa vie sous cette forme.

Régime alimentaire du mérou brun

Le régime alimentaire varie avec la taille du poisson. Les petits mérous consomment surtout des petits crustacés : crevettes, crabes, isopodes, lorsqu'ils atteignent entre 20 et 60 centimètres ils mangent crabes et poissons en quantité égale, et les spécimens plus vieux passent à des proies plus grandes qui sont principalement constituées de céphalopodes : poulpes, seiches ou calmars, mais aussi de crabes et de poissons de roche ou de pleine eau.

Menaces sur le mérou brun

Le mérou de Méditerranée a failli disparaître des côtes nord de cette mer à cause de la chasse intensive qui lui a été livrée. Autrefois très commun, la surpêche a décimé ses effectifs qui sont en train de remonter grâce à un moratoire sur sa chasse sous-marine et à l'hameçon. La prise au filet n'étant pas interdite, et il n'est pas rare de trouver du mérou sur les étals des poissonniers français. Son mode de vie (hermaphrodisme successif) et le fait qu'il ne devienne mâle dominant et donc reproducteur qu'à partir de 25 à 30 ans et ce pendant seulement quelques années, ne permet pas d'affirmer que la situation est stabilisée. Il faudra attendre un cycle complet d'une cinquantaine d'années (c'est la durée de vie moyenne du mérou brun) avant d'évaluer correctement la situation. Il y aurait lieu également d'harmoniser la législation car la pêche du mérou brun reste autorisée en Espagne et dans les pays nord-africains.

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