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Guillemot de Troïl (Pontopiddan 1763) - Uria aalge

  • Ordre : Charadriiformes
  • Famille : Alcidae
  • Genre : Uria
  • Taille : 35 à 45 cm (envergure 60 à 70 cm)
  • Poids : 750 à 1100 g
  • Longévité : 32 ans

Statut de conservation UICNUICN : LC Préoccupation mineure 

Description du guillemot de Troïl

Le guillemot de Troïl, également appelé guillemot marmette, se tient debout à la façon d'un manchot. Il arbore un plumage noir ou brunâtre foncé qui recouvre la tête comme un masque, sur l'ensemble du dosdos et la partie supérieure des ailes à l'exception d'une bande alairealaire blanche, et sur la queue. La partie ventrale et le dessous du croupion sont blancs. Le becbec long, fin et pointu est noir. Une fine ligne sombre prolonge l'arrière de l'œilœil comme un coup de mascara. Les pattes courtes et palmées sont noirâtres également. Le dimorphisme sexueldimorphisme sexuel n'est pas très marqué.

Guillemot de Troïl. © Dick Daniels, CC by-SA 3.0

Guillemot de Troïl. © Dick Daniels, CC by-SA 3.0

Habitat du guillemot de Troïl

Le guillemot de Troïl nidifie sur les parois abruptes des falaises continentales ou insulaires des côtes de l'Atlantique nord sur le littoral de l'Europe de l'Ouest, et du Pacifique nord sur la façade américaine. On le trouve depuis l'Alaska et la Colombie britannique jusqu'en Californie. Quelques populations éparses ont atteint le nord du Japon. Et on l'observe également depuis le Labrador et TerreTerre Neuve, jusqu'en Norvège et au Portugal. Les effectifs français se cantonnent dans le Finistère et les Côtes d'Armor.  

Colonie de guillemots de Troïl. © Duncan Wright, GNU FDL Version 1.2

Colonie de guillemots de Troïl. © Duncan Wright, GNU FDL Version 1.2

Comportement du guillemot de Troïl

Le guillemot de Troïl sait faire preuve d'une grande dextérité dans les airsairs car son vol est rapide et puissant, et il excelle dans la chasse sous l'eau. La profondeur moyenne de ses plongées est d'une trentaine de mètres mais il peut aller bien au-delà. C'est un oiseauoiseau sociable et grégairegrégaire qui pêchepêche en groupe. Il niche en colonies denses sur les cornichescorniches des falaises et, la place étant très disputée, les nids se touchent fréquemment ce qui peut engendrer des disputes. La densité peut atteindre vingt nids au m². Les oiseaux sont bruyants et leurs vocalisations rappellent des croassements. C'est un oiseau pélagiquepélagique qui passe l'hiverhiver en mer. Pour s'envoler, il est contraint d'effectuer un peu de course sur l'eau.

Groupe de guillemots à la mer. © T. Müller, GNU FDL Version 1.2

Groupe de guillemots à la mer. © T. Müller, GNU FDL Version 1.2

Reproduction du guillemot de Troïl

La femelle pond un œuf unique en forme de poirepoire à même la roche entre la mi-mai et début juin. Cette forme spécifique empêche l'œuf de rouler sur lui-même et de chuter dans l'eau. Les deux parents incubent à tour de rôle pendant un peu plus de trente jours. À sa naissance, le poussin arbore déjà le duvet foncé sur le dessus et blanc sur la partie ventrale comme ses parents. Les adultes le nourrissent pendant trois semaines au « nid » jusqu'à ce qu'il gagne l'océan sous la garde du père. Flottant à la surface de l'eau, le mâle veille sur lui et le nourrit jusqu'à ce qu'il soit capable de voler. Contrairement au guillemot de Brünnichguillemot de Brünnich qui migre, la femelle reste à la colonie. Les jeunes sont aptes à se reproduire vers quatre ou cinq ans. 

Couple de guillemots et leur poussin. © Dick Daniels, CC by-SA 3.0

Couple de guillemots et leur poussin. © Dick Daniels, CC by-SA 3.0

Régime alimentaire du guillemot de Troïl

Le guillemot de Troïl se nourrit surtout de petits poissonspoissons qu'il capture en plongeant et en nageant sous l'eau. Mais il consomme également des mollusquesmollusques, des crustacéscrustacés et des annélidesannélides marins.

Guillemot de Troïl en Islande. © Omar Runolfsson, CC by-2.0

Guillemot de Troïl en Islande. © Omar Runolfsson, CC by-2.0 

Menaces sur le guillemot de Troïl

Si l'espèceespèce n'est pas réellement menacée, les populations sont malgré tout à la merci des activités humaines. Nombre d'oiseaux se font capturer accidentellement dans les filets maillants et d'autres périssent victimes des pollutions aux hydrocarbureshydrocarbures. Les oiseaux nicheurs français ne comptent plus que quelques dizaines d'individus alors que leur nombre dépasse les deux millions sur l'ensemble de l'Europe.