Planète

Gnou bleu

DéfinitionClassé sous :zoologie , ruminant , herbivore
Photo d'un gnou bleu. © Paul Mannix, Creative Commons Attribution-Share Alike 2.0 Generic

Gnou bleu (Burchell 1823) - Connochaetes taurinus 

  • Ordre Artiodactyla
  • Famille Bovidae
  • Sous-familleAlcelaphinae
  • GenreConnochaetes
  • Taille : 1,80 à 2,40 m (hauteur au garrot 1,20 à 1,40m - longueur queue 0,70 à 1,00 m)
  • Poids : 120 à 280 kg
  • Longévité : 18 à 20 ans

Statut de conservation UICN : LC préoccupation mineure

Description du gnou bleu 

Le gnou bleu ou gnou à queue noire est une antilope à la robe brune ou gris ardoise nuancée de bleu. Il arbore une crinière sombre qui court sur l'échine. La partie supérieure et les flancs sont généralement plus clairs. La tête est noirâtre et les épaules sont barrées de lignes sombres. Les cornes sont incurvées en forme de parenthèses.

Gnou bleu. © BS Thurner Hof, GNU FDL Version 1.2

Habitat du gnou bleu

On trouve le gnou bleu dans les grandes savanes ouvertes d'Afrique australe et orientale, du Kenya à la partie sud du continent africain.

Comportement du gnou bleu

L'animal vit en troupeaux dont la taille varie selon les possibilités de nourriture. Ils sont composés d'une trentaine ou d'une quarantaine de têtes au Botswana ou au Zimbabwe, et peuvent compter plusieurs dizaines de milliers d'individus dans le cratère du Ngorongoro et les plaines du Serengeti en Tanzanie, ou du Masai Mara au Kenya, lors de la recherche d'eau ou de pâturages. Ils sont souvent accompagnés par les zèbres qui profitent de leur nombre pour échapper aux nombreux prédateurs qui les guettent. L'animal est surtout connu pour les migrations massives qu'il effectue sur près de 3.000 kilomètres, et pour les pertes que subit le troupeau lors de la traversée de la rivière Mara, lors d'attaques par les crocodiles ou par noyades.

Traversée d'une rivière. © Eric Inafuku, Creative Commons Attribution 2.0 Generic

Le gnou peut supporter l'aridité tant qu'il a la possibilité de s'approvisionner en eau dont il ne peut se passer. Il est très territorial et son domaine peut s'étendre sur 1 ou 2 hectares. Il marque ses limites à l'aide de ses bouses et les sécrétions de ses glandes préorbitales en se frottant aux arbres, ou celles de ses sabots lorsqu'il gratte le sol. Si un rival empiète sur son territoire, il grogne et fait mine de le charger. Lors des périodes de reproduction, il adopte des postures combattives pour impressionner les autres et, après avoir marqué son territoire à l'aide de ses glandes olfactives préorbitales en se frottant contre un arbre, il charge le dit végétal pour le détruire. Cette attitude étrange a pour fonction de fournir de plus grandes zones de pâturages aux générations futures. C'est un animal puissant et rapide dont les pointes de vitesse frisent les 80 km/h.

Reproduction du gnou bleu

La saison des accouplements débute à la première Pleine Lune suivant la saison des pluies, en mars ou en avril. Lorsque le territoire est défini par un mâle, ce dernier tente d'y attirer une femelle. Celle-ci peut cependant s'accoupler avec plusieurs mâles en visitant des domaines différents. La période des accouplements s'étend sur une période pouvant varier de une à quatre semaines. La femelle donne naissance à un seul petit au terme d'une gestation d'environ 250 jours.  Les mises bas ont lieu au sein du troupeau, ce qui assure une meilleure protection contre les prédateurs qui sont nombreux pendant cette période : lions, léopards, guépards, hyènes, lycaons... Les femelles atteignent leur maturité sexuelle au bout de trois ans, tandis que les mâles ne sont aptes à se reproduire qu'à 4 ou 5 ans, lorsqu'ils ont acquis suffisamment de puissance et d'expérience pour défendre leur territoire.

Femelle gnou et veaux. © Hamon Jp, GNU FDL Version 1.2

Régime alimentaire du gnou bleu

Le gnou bleu se nourrit essentiellement d'herbe et de graminées. Dans les régions semi-désertiques, il peut également manger des feuillages tendres.

Menaces sur le gnou bleu

Bien que l'espèce ne soit pas en danger, ses effectifs se réduisent régulièrement du fait de l'extension des activités humaines.

Le saviez-vous ?

En 2007, la crue exceptionnelle de la rivière Mara au Kenya a occasionné la noyade de près de 15.000 gnous lors de la saison touristique. Les seuls qui s'en sont réjouis sont les crocodiles du Nil et les charognards de tous poils ou plumes. Les visiteurs se couvraient le nez de mouchoirs pour tenter d'échapper à l'odeur de putréfaction qui régnait dans ce secteur de la réserve de Mara Game. Les responsables du parc accusent les forestiers d'avoir contribué à cette catastrophe en saignant à blanc la forêt de Mau dont les arbres auraient pu ralentir le courant de l'eau. Bien que le nombre d'animaux tués soit insignifiant par rapport à la taille du troupeau qui comptait plus de 5 millions de têtes, la sonnette d'alarme a été tirée afin que le gouvernement kenyan réfléchisse au problème majeur du déboisement dans son pays.

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