Une abeille butinant un pissenlit. © Przemyslaw Iciak, Adobe Stock
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Des dizaines de pays ont annoncé vouloir mettre fin aux « atteintes à la nature » d’ici 2030

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Par Futura avec l'AFP Paris

Plus de 60 pays se sont engagés lundi 28 septembre à des « actions immédiates » pour protéger la nature et mettre un terme à la disparition galopante de la biodiversité d'ici 2030.

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À la veille cette semaine d'un sommet de l'ONU sur la biodiversité, plus de 60 chefs d'État et de gouvernement signataires constatent les dommages « irréversibles » causés à la vie sur Terre par les atteintes à la nature. Des dommages qui, en outre, aggravent les inégalités et contribuent au réchauffement climatique, tout en accroissant le risque de nouvelles pandémies comme la Covid-19.

L'Allemagne, la France, le Royaume-Uni ou encore le Mexique s'engagent à élaborer un plan « ambitieux » d'ici la réunion mondiale sur la biodiversité (COP15) repoussée à fin 2021 en Chine.

Cela passe par la réduction de la pollution de l'air, l'élimination des plastiques qui souillent les océans et la transition vers un système agroalimentaire plus respectueux de l'environnement, selon cet « Appel pour la nature ». Mais aussi la fin de subventions « néfastes » à la nature et le financement au contraire de programmes de restauration des écosystèmes.

Plus de 60 pays disent vouloir prendre des mesures pour l'environnement d'ici 2030. Mais tiendront-ils leurs engagements ? En photo, Cinnyris lotenius. © Dudarev Mikhail, Adobe Stock

Les États n'ont pas tenu leurs engagements sur la décennie écoulée

Selon le rapport sur la biodiversité des experts de l'ONU (Ipbes) publié en 2019, environ un million d'espèces animales et végétales sur les quelque huit millions estimées sur Terre sont menacées d'extinction, dont « beaucoup dans les prochaines décennies ».

L'ONU a également averti il y a deux semaines que les États n'ont pas tenu leurs engagements sur la décennie écoulée pour préserver la biodiversité qui s'effondre, alors que de nouveaux sont en négociation pour la période 2020-2030. Dans le même temps, l'indice de référence Planète vivante de l'ONG WWF a estimé que le monde a perdu plus des deux tiers de ses populations d'animaux sauvages en moins de 50 ans, principalement à cause de l'activité humaine. « La perte de nature et de biodiversité est tellement grave que cela pose des risques importants à notre santé, notre économie et nos moyens de subsistance, a commenté le directeur général de WWF International Marco Lambertini. Nous ne pouvons plus l'ignorer et nous devons agir de manière résolue », a-t-il ajouté.

Les défenseurs de la planète espèrent qu'à la COP15, les États parviendront à accoucher d'un accord sur la biodiversité similaire à l'accord de Paris sur le climat.

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