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Électricité solaire : la question du stockage

Dossier - L'électricité solaire, une énergie rayonnante
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Grâce à la technologie solaire, en plein boom, la production d’électricité connaît des progrès significatifs. Maisons individuelles, bâtiments industriels, collectivités en profitent déjà. Et ce n’est qu’un début.

  
DossiersL'électricité solaire, une énergie rayonnante
 

Comment stocker l'électricité produite afin de la distribuer en fonction des besoins ? Plusieurs pistes sont explorées. Parmi elles, l'énergie « cinétique potentielle » et le stockage chimique. 

Centrales nucléaires. © Petrarottova, Fotolia

L’énergie « cinétique potentielle »

L'énergie « cinétique potentielle » consiste à utiliser une force dynamique, celle de l'eau en premier lieu, pour la transformer via un alternateur en électricité. EDF l'emploie déjà pour stocker une partie de l'électricité provenant des centrales nucléaires, peu évidentes à stopper rapidement la nuit (voir photo ci-dessous). Le principe est le suivant. L'énergie produite sert à pomper l'eau (vive ou stockée naturellement) pour la diriger vers des lacs ou des réservoirs de barrage situés en altitude. On peut ensuite la « redescendre » à la demande pour la distribution, en mettant à profit sa vitesse. Cependant, compte tenu des volumes exigés à l'échelle d'une seule localité, cette solution ne peut être que ponctuelle. Il faut en effet faire chuter 3,6 tonnes d'eau d'une hauteur de 100 mètres pour obtenir 1 kWh d'énergie cinétique.

Électricité solaire : comment stocker l'énergie produite ? © VoiceOreason, Flickr CC by nc-nd 3.0

Le stockage chimique

Autre possibilité, le stockage chimique. La technologie des batteries est encore loin de donner satisfaction dans une perspective d'utilisation généralisée. Les performances actuelles sont bien trop faibles au regard du coût, financier et environnemental, de la fabrication. La « biomasse », qui utilise le potentiel des matières naturelles (agricoles, forestières...), est infiniment plus prometteuse. Les applications en cours, suivies de près par l'Union européenne, donnent de bons résultats. De même que l'éolien et, surtout, la géothermie, devenue en quelques décennies la quatrième source de production électrique dans le monde à partir d'énergies renouvelables.

Pour en revenir au solaire, deux grands procédés de valorisation, écologiques et très rentables, cohabitent dans le monde : la thermodynamique et le photovoltaïque. Ils se distinguent nettement l'un de l'autre au plan technologique et pratique.

Centrale nucléaire de Bugey, établie sur la commune de Saint-Vulbas (Ain), dont la construction a débuté en 1965. Le réacteur n° 1, définitivement arrêté en 1994, est en cours de démantèlement. Quatre autres réacteurs sont actuellement en service. Les n° 2 et 3 (925 MW de puissance unitaire) sont directement refroidis par l’eau du Rhône, tandis que les n° 4 et 5 (de 905 MW chacun) le sont par deux tours autoréfrigérantes. Faut-il préciser que la vapeur d’eau montant vers le ciel ne présente pas de risque radioactif ? © Wikimedia Commons