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Les fours solaires

Dossier - L'électricité solaire, une énergie rayonnante
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Grâce à la technologie solaire, en plein boom, la production d’électricité connaît des progrès significatifs. Maisons individuelles, bâtiments industriels, collectivités en profitent déjà. Et ce n’est qu’un début.

  
DossiersL'électricité solaire, une énergie rayonnante
 

En 1947, le professeur Félix Trombe, du CNRS, s'installe à Mont-Louis (Pyrénées orientales) pour y ériger avec son équipe, dans la citadelle de Vauban, le premier four solaire à double réflexion.

Grand Four Solaire d'Odeillo à Font Romeu. © Rabatakeu, Wikimedia commons, DP

Four solaire de Mont-Louis en quelques chiffres

La région, qui bénéficie de 3.000 heures de soleil par an, s'y prête très bien. Affichant une puissance thermique de 50 kW, ce prototype est constitué d'un « héliostat » orientable de 141 m2 qui réfléchit les rayons solaires en direction d'un concentrateur parabolique fixe de 93 m2, implanté à bonne distance.

 Four solaire d’Odeillo du laboratoire de recherche du CNRS, vue d'ensemble. Dimensions du miroir parabolique : H. 40 m x l. 54 m. Puissance thermique 1 MW. Concentration maxi : douze mille fois. © CNRS

L'héliostat, de format proche du carré, est constitué de 567 miroirs plans de 49,8 centimètres de côté. Le concentrateur, d'une courbure de 12,5 mètres de rayon, comprend 858 miroirs trapézoïdaux. Ces derniers ont le pouvoir de concentrer dix mille fois le rayonnement solaire à très haute température (environ 3.000 °C) sur une surface de Ø 18 cm. En deux heures et demie, le four cuit ainsi 500 litres de céramiques à 1.000 °C, soit 1 à 3 m3/jour. Il peut aussi réaliser la fusion de métaux (aluminium et bronze) à raison de 200 à 500 kg/jour. Ces performances ont inspiré la construction d'une quinzaine de modèles dérivés dans le monde, capables d'atteindre des tailles proprement gigantesques. Par exemple : le four d'Odeillo, à ne pas confondre avec la centrale parabolique située sur le même site, entré en service en 1970.

Principe du four d’Odeillo. © CNRS