Le béton cellulaire permet de construire selon les standards de la maison passive. Épais de 36,5 cm, les blocs utilisés, « monomur Thermopierre », affichent une résistance thermique R = 4,05 m2.K/W. © Villas azuréennes

Maison

Isolation thermique répartie

DéfinitionClassé sous :isolation , isolation batiment , béton cellulaire

L'isolation thermique répartie (ITR) est l'une des trois principales techniques d'isolation destinées à rendre une maison énergiquement performante. Alors que les deux autres méthodes consistent à isoler le bâti par l'intérieur (ITI) ou par l'extérieur (ITE), l'ITR n'ajoute aucun isolant aux parois. La structure porteuse s'édifie avec des matériaux auto-isolants. Cela simplifie la mise en œuvre, tout en limitant les ponts thermiques et les défauts d'étanchéité à l’air de l'enveloppe du bâtiment.

L'isolation thermique répartie : quels matériaux adaptés ?

Les monomatériaux, ou systèmes « monomur », sont les pionniers de l'isolation thermique répartie dans la construction maçonnée. À base de briques alvéolées verticalement, de béton cellulaire, de béton de pierre ponce..., leurs propriétés isolantes sont dues à la quantité d'air emprisonnée dans leurs alvéoles ou cellules et aux fortes épaisseurs appareillées. Il faut ainsi employer des blocs de plus de 35 cm, pour atteindre ou dépasser la résistance thermique minimale fixée par la RT 2012 pour les murs extérieurs. Soit R ≥ 3,7 m2.K/W.

L'isolation thermique répartie peut aussi faire appel à des blocs composites, type sandwich ou RTh. En brique alvéolée, en béton de ciment, en béton allégé, ils sont remplis tout ou partiellement de laine de roche, de perlite, de polystyrène expansé... selon le concept.

La brique « Porotherm » se distingue par la finesse et la disposition de ses alvéoles. Une fois maçonnée, grâce à l'air enfermé, elle offre en 42 centimètres d'épaisseur une résistance R supérieure à la valeur minimale réglementaire. © Wienerberger

Des pluri-matériaux pour la construction bois

Une maison construite entièrement en bois (massif et/ou dérivé) ne présente pas des qualités d'isolation et d'inertie thermiques suffisantes. Pour atteindre les standards de l'ITR, la structure se réalise en ménageant des vides que l'on remplit à l'avancement de matériaux naturels, tels le chanvre ou la terre crue mélangée à des copeaux de bois ou de la paille. Ce secteur en pleine expansion se caractérise par une grande diversité de solutions constructives. Mais avec des résultats parfois très mitigés, en particulier chez les auto-constructeurs n'ayant pas les connaissances et la maîtrise techniques nécessaires.

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