Une bouche d'extraction hygroréglable gère le débit d'air vicié à extraire en fonction du taux d'humidité présent dans l'air ambiant d'une salle de bains, d'une cuisine, d'un toilette. ©Adobe Stock
Maison

Hygroréglable : qu'est-ce que c'est ?

DéfinitionClassé sous :Bâtiment , humidité , VMC hygroréglables

[EN VIDÉO] Première en France : un chauffage urbain utilise de la chaleur stockée  À Brest, l’université est chauffée par une réserve d’eau… mais seulement en fin de weekend. Cette installation de stockage thermique, unique en France, permet de lisser la fourniture d’énergie à l’échelle d’un quartier. 

Derrière le terme hygroréglable, issu du grec ancien « Hugros » signifiant humide, se cache un principe de ventilation associé aux VMC simple flux ou double flux. Il permet, pièce par pièce, d'augmenter ou de diminuer automatiquement le débit d'air à évacuer en fonction de l'hygrométrie présente dans l'air ambiant intérieur.

Construction neuve ou en rénovation, le principe de fonctionnement d'une ventilation hygroréglable est assez simple. À la différence d'un système de ventilation classique, un dispositif hygroréglable est équipé d'un caisson d'aspiration capable de gérer différents débits d'air et de capteurs qui détectent automatiquement le taux d'humidité présent dans les salles de bains, toilettes, cuisines... Ainsi, plus il y a d'humidité dans une pièce (lorsque l'on se douche, par exemple), plus l'extraction d'air est importante dans cette pièce. Inversement, quand l'air est redevenu « sec », le débit d'air diminue. Ce système, qui équipe les modèles de VMC hygroréglable, se décline en deux catégories : Hygro A et Hygro B

  • Hygro A associe des entrées d'air à débit fixe (arrivée d'air constante) et de bouches d'extraction à débit d'air variable pour extraire l'air vicié et humide.
  • Hygro B se différencie par des entrées d'air à débit variable associées aux bouches d'extraction d'air hygroréglable. Ce dispositif assure une circulation et une extraction de l'air vicié optimale. 
Une VMC hygroréglable de type B assure une ventilation sur mesure de la maison et permet de réaliser des économies d’énergies avec près de 12 % en moins sur la facture de chauffage. Elle associe des entrées d’air frais (fenêtre) à des bouches d’extraction de l’air vicié, hygroréglable (salle de bains, cuisine, w.-c.). © Atlantic

Des bouches d’extraction mécanique ou électrique

Afin de moduler le débit de l'air aspiré, les bouches d'extraction d'air fonctionnent selon deux principes : mécanique ou électrique. Les modèles mécaniques intègrent une tresse dont la matière réagit à l'humidité. Elle se rétracte ou se détend afin d'ouvrir ou fermer le volet d'obturation. Une bouche d'extraction d'air électrique (à piles ou 220 V, selon le fabricant) est équipée d'un détecteur qui donne l'ordre d'actionner le volet. Le débit d'air peut être temporisé.

Un dispositif qui évolue

Système de ventilation aujourd'hui éprouvé, la technologie hygroréglable a été inventée par la société Aldes en 1982. En près de 40 ans d'existence, les systèmes hygroréglables ont évolué au gré des diverses réglementations. Depuis 2018, deux nouveaux avis techniques distincts de ventilation ont vu le jour, remplaçant l'unique avis technique antérieur à cette date : l'un pour les maisons individuelles, l'autre pour les habitations collectives. Ce qui a conduit les fabricants (Aldes, Atlantic-Thermor...) à développer des caissons de VMC hygroréglable plus performants et moins énergivores. Résultat, plus d'économies d'énergie tout en assurant une ventilation efficace du logement. 

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