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Supercalculateur, calcul intensif et simulation pour les défis de demain

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François Fillon, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et de François d'Aubert, ministre délégué à la Recherche, ont effectué vendredi 13 mai une visite au centre du CEA DAM Ile de France, situé en Essonne, sur le thème du calcul haute performance en France et en Europe.

François Fillon, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et de François d'Aubert, ministre délégué à la Recherche lors de la visite au centre du CEA DAM Ile de France.

Après la visite du supercalculateur TERA et de la salle de stockage des données, les ministres se sont exprimés sur les enjeux du calcul scientifique et plus largement sur l'avenir de la recherche française et le calendrier d'élaboration de la loi d'orientation pour la recherche.

Contexte et enjeux

La simulation numérique par le calcul intensif est devenue un outil essentiel de la recherche scientifique, technologique et industrielle. Il n'est pas un secteur de la recherche ou de l'industrie qui ne fasse appel au calcul intensif, que ce soit pour produire des mondes virtuels - il s'agit alors de simuler pour comprendre et prévoir - ou pour traiter les informations numériques issues aussi bien des simulations que des instruments d'observation ou d'expérimentation - c'est-à-dire analyser pour découvrir ou connaître.

Le calcul intensif conditionne le progrès dans de nombreux domaines de recherche : les matériaux et la chimie moléculaire, les sciences de la terre et du climat, l'énergie, la biologie et la bioinformatique, la mécanique des fluides et la combustion, les nanosciences et nanotechnologies, la sécurité. Dans l'industrie, de nombreux domaines sont déjà concernés, comme la conception et l'optimisation pour le transport, la microélectronique, l'énergie et la santé.

Les grands défis du calcul intensif concernent les approches multiéchelles et multidisciplinaires, le développement des architectures informatiques (matérielles et logicielles) permettant d'accéder aux très grandes puissances ainsi que la maîtrise des très grands volumes de données. Un autre défi concerne les grilles : il s'agit d'un concept de calcul distribué sur l'ensemble du réseau, spécialement adapté au transfert de données massives.

Le complexe de calcul du CEA

Le CEA est un acteur majeur en France et en Europe dans le domaine du calcul intensif. En effet, il gère le plus grand complexe de calcul scientifique d'Europe, situé sur son site DAM-Ile de France (Essonne), et se place ainsi au tout premier plan au niveau mondial tant par la puissance exceptionnelle des équipements informatiques qui y sont installés que par la compétence des équipes d'informaticiens et de mathématiciens qui mettent en œuvre et utilisent ces équipements. Par ailleurs, le CEA est, avec le CNRS, l'INRIA et l'INSERM, l'un des acteurs majeurs du projet européen EGEE (Enabling Grids for E-science in Europe).

Le complexe de calcul comprend :

  • Le supercalculateur Tera d'une puissance de 5 teraflops (5 000 milliards d'opérations par seconde), mis en oeuvre par la Direction des applications militaires (DAM) du CEA dans le cadre du programme Simulation. Sa puissance sera portée à 50 teraflops avant la fin de l'année 2005.
  • Le Centre de calcul recherche et technologie (CCRT) d'une puissance de 4 teraflops qui accueille l'ensemble des applications "ouvertes" (non classifiées) du CEA et de ses partenaires.

    Il s'agit du plus grand complexe de calcul national, ouvert aux partenariats industriels et académiques dans le cadre de Ter@tec.

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