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Puissance record pour le nouveau supercalculateur du CNRS

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Installé sur le site de l'Institut du développement et des ressources en informatique scientifique (Idris) à Orsay, près de Paris, un nouvel ordinateur atteint 207 téraflops, soit 207.000 milliards d'opérations à la seconde. Il dépasse ainsi, et de loin, les capacités de son prédécesseur qui n'atteignait que 6,7 téraflops.

Installation d'un ordinateur IBM Blue Gene/P System à l'Argonne National Laboratory. Crédit IBM

A sa mise en service en mars prochain, le nouvel outil sera accessible aux chercheurs « de la communauté nationale ou internationale », du monde scientifique ou de l'entreprise, annonce Catherine Bréchignac, présidente du CNRS, précisant que les personnes ou organismes intéressés devront soumettre leurs projets à un comité de sélection.

Arnold Migus, directeur général du CNRS, précise que ce supercalculateur, dont le coût représente 25 millions d'euros étalés sur quatre ans, maintenance comprise, permettra enfin à la France de combler son retard dans le domaine du calcul intensif. Elle se situe désormais en troisième position mondiale, derrière les Etats-Unis et l'Allemagne.

Le nouvel ordinateur sera en priorité dévolu à l'étude du climat, afin de satisfaire aux engagements décidés dans le cadre du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), dont la modélisation est particulièrement gourmande en puissance de calcul. La chimie, la biologie ou l'astronomie sont aussi considérées comme des utilisateurs majeurs de telles capacités de calcul.

Modélisation de la tempête exceptionnelle en Atlantique Nord du 30 octobre 1991 par un système BlueGene/P. Cet évènement a donné naissance au film En pleine tempête (2000). Crédit IBM

L'instrument est composé de deux éléments, dont l'un, BlueGene/P, dérive de l'ordinateur Deep Blue qui avait pour la première fois, voici dix ans, battu le champion du monde des échecs Gary Kasparov. Le second repose sur une machine à base de Power 6, des processeurs à quatre cœurs cadencés à 850 MHz comprenant chacun 790 millions de transistors gravés en 65 nm.

Mais selon le CNRS, cette installation préfigure de prochains investissements dans le cadre du Grand Equipement national de Calcul intensif, avec l'objectif d'aboutir à de futurs systèmes pétaflops, offrant un gain de puissance d'un facteur mille.

De tels instruments ne sont déjà plus de la science-fiction. En juin 2007, IBM a présenté la génération suivante de son système BlueGene/P, d'une puissance de 3 pétaflops (donc 3.000 téraflops). Il est amusant de constater que si le fonctionnement de ce monstre repose sur un noyau propriétaire très léger et réduit à sa plus simple expression, l'ensemble du système d'exploitation est, comme 426 des 500 superordinateurs du Top500 mondial, basé sur Suse Linux (ici en version SLES 10).

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