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Google : dix années pour des milliards de pages référencées

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Le dépôt du nom de domaine Google.com le 15 septembre 1997 marquait un jalon dans l'histoire d'un internet encore naissant, mais à l'époque, personne ne pouvait encore deviner l'ampleur du séisme qui venait d'être déclenché par ses inventeurs, Larry Page et Sergey Brin.

A l'instar de Yahoo!, la toute première version de Google beta incluait un point d'exclamation. Crédit Google.

Le nom, imaginé l'année précédente par les deux compères, étudiants à l'université de Stanford (Californie) et âgés tous deux de 24 ans, s'inspirait de 'Googol', qui symbolise en mathématiques le 10 élevé à la centième puissance (ou 1 suivi de cent zéros). Un indice qui en disait long sur les intentions des concepteurs, si toutefois quelqu'un s'y était intéressé...

Celles-ci se concrétisaient le 7 septembre 1998, avec le lancement du site en version bêta. D'une surprenante sobriété (elle ne sera jamais abandonnée), celui-ci s'articulait autour d'un moteur de recherches construit autour d'une idée révolutionnaire et novatrice pour l'époque, consistant à rechercher sur chaque page web les liens vers d'autres sites et à étendre cette recherche indéfiniment, de façon à augmenter exponentiellement le nombre de sites référencés.

Cela marcha au-delà de toute espérance ! Le 21 septembre 1999, le site abandonnait son statut provisoire de "bêta" alors que le nombre de pages référencées ne cessait d'augmenter pour atteindre le demi milliard en 2000, 1,6 milliard en 2001, 4,2 milliards en 2004 et 21 milliards en 2005.

Le monde de Google

Mais la galaxie Google, c'est aussi une série impressionnante de services apparaissant à une cadence stupéfiante dans le sillage de la célèbre Google Toolbar proposée (certains diront imposée) en 2000. Plus remarquable encore, la firme de Mountain View, dont les débuts à la fois laborieux et financièrement difficiles dans un garage paraissaient déjà bien loin, sut innover en parfaite adéquation avec une stratégie financière reposant sur une nouvelle vision du web. Exploitant les données fournies - volontairement ou non - par les internautes pour orienter la publicité au cas par cas, elle initia ce que l'on appelle aujourd'hui la "publicité ciblée".

Parmi les nombreux services mis en place par Google, et dont Futura-Sciences se fait régulièrement l'écho, émergent entre autres Gmail, le logiciel d'e-mail caractérisé par un volume d'archivage individuel gigantesque pour l'époque (2004) de 1 Go par abonné; Google Desktop Search (même année), Google Print, Google Maps qui, toujours en 2004, préfigurait le dorénavant célèbre Google Earth apparu l'année suivante, sans oublier Google Talk, une initiative intéressante entant en concurrence avec MSN de Microsoft, et Google Video en 2006.

Nous ne saurions cependant être complets sans détailler le phénomène Google Earth qui, apparu en 2005, devait préfigurer à lui seul toute une série de services liés à l'observation de la Terre, de ses ressources ou même de suivre la progression des scores électoraux en direct, comme ce fut le cas lors des dernières présidentielles Françaises ! Mais Prenant appui sur notre petite planète bleutée, ce service devait bientôt s'étendre à la Lune avec Google Moon, puis rebondir sur la Planète rouge en proposant Google Mars, et s'élancer dans d'espace profond avec Google Sky, un dispositif de visualisation du cosmos en ligne à faire pâlir de jalousie certains logiciels spécialisés.

Mais ce n'est pas fini…

Depuis peu, la pieuvre Google s'attaque à la concurrence tout en visant très haut. Ainsi, en s'associant à CapGemini, un des leaders mondiaux du conseil en management et des services informatiques, la firme s'est introduite dans le secteur des suites bureautiques en ligne avec Google Gears, concurrençant directement Office Live de Microsoft dont la fureur est à peine dissimulée et confirmant clairement les intentions de ses dirigeants. La mise en service d'un logiciel de présentation en ligne, qui devrait apparaître sous peu, doit constituer la clé de voûte de cet édifice et asseoir définitivement la réputation de Google parmi les éditeurs de logiciels, avec un avenir qui s'annonce redoutable si l'on considère l'expérience et le savoir-faire acquis par le rachat d'autres entreprises telles Blogger, Picasa (2004), YouTube, JotSpot (2006), DoubleClick (2007), et c'est loin d'être fini.

On ne saurait parler de Google sans évoquer la dernière initiative de ses concepteurs. Le "Google Lunar X Prize", c'est son nom, est un concours doté d'un prix de 30 millions de dollars destiné à récompenser la première entreprise privée qui arrivera à expédier un robot sur la Lune, capable de se déplacer et de retransmettre des images à la Terre. Tout un programme ! Et dans dix ans ?

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