La constellation Starlink est considérée comme un outil de communication militaire. © SpaceX
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Les Chinois sont prêts à désintégrer les satellites d'Elon Musk

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Parce que Starlink, le réseau d'Internet par satellite d'Elon Musk, est devenu un outil de communication militaire, des scientifiques chinois proposent diverses solutions pour le surveiller, le pirater ou carrément le détruire. La méthode « dure » avec des missiles ne semble pas privilégiée car elle est coûteuse et dangereuse.

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[EN VIDÉO] Combien de satellites tournent autour de la Terre ?  2.787 satellites sont opérationnels au 31 décembre 2020 selon l'association UCS (Union of Concerned Scientists), dont plus de la moitié lancés par les États-Unis. Les trois quarts des satellites en opération tournent en orbite basse (entre 500 et 2.000 km d'altitude), et sont utilisés pour les systèmes de télécommunication, d'imagerie terrestre ou la météorologie. 

Trublion des nouvelles technologies avec Tesla, SpaceX, Neuralink et bientôt peut-être Twitter, Elon Musk est depuis trois mois au cœur du conflit en Ukraine. Dès le début de l'agression russe, le milliardaire a décidé d'aider l'Ukraine en mettant à disposition sa constellation de satellites Starlink pour la fourniture de connexion à Internet. Un choix qui met, selon ses propos, sa vie en danger, et ce lundi, on apprend qu'il est aussi dans le viseur de la Chine.

Selon le South China Morning Post, des scientifiques chinois travaillent actuellement sur des « méthodes de destruction » des satellites Starlink. La raison ? L'armée américaine s'appuie sur cette constellation de satellites pour augmenter considérablement la vitesse de transmission des données, notamment pour les avions de chasse et les drones de combat et pourrait à l'avenir s'en servir pour suivre les missiles hypersoniques comme ceux dont disposent la Russie et la Chine.

Depuis mars 2021, la Chine développe son propre système d'Internet par satellite conçu sur le modèle de Starlink. Son nom : StarNet. © SpaceChina

La méthode « dure » ou la méthode « douce » ?

Un atout technologique dont la Chine s'inquiète puisque Musk a désormais placé plus de 2.000 satellites en orbite basse, et qu'il envisage d'en envoyer vingt fois plus ! Ce rapport préconise des moyens « à faible coût » mais « à haut rendement » pour mettre hors service ce réseau. Selon ces chercheurs, Starlink représente un « énorme potentiel d'applications militaires » et la Chine se doit de développer des contre-mesures pour surveiller, désactiver voire détruire cette constellation.

Selon le South China Morning Post, il est peu probable que la Chine utilise la méthode « dure » avec des missiles pour les détruire, à la fois parce que c'est très coûteux, mais aussi parce que les débris provoqués par cette destruction pourraient représenter un énorme danger dans l'espace. On s'orienterait donc plutôt vers la méthode « douce » avec des rayons laser ou des systèmes de brouillage.

Et si la Chine créait sa propre constellation

Dans leur rapport, les scientifiques évoquent ainsi l'utilisation de brouilleurs radioélectriques - qui peuvent perturber les communications ou carrément griller les composants électroniques - ou de lasers dont le faisceau peut aveugler le capteur du satellite. La Chine est déjà capable de désactiver des satellites, mais de manière individuelle. Là, il s'agit d'une constellation, et c'est évidemment plus compliqué. Cette étude prévient déjà que la mise hors service de quelques satellites ne suffira pas à faire tomber Starlink car il s'agit « d'un système décentralisé ».

Au final, l'une des solutions préconisées serait de répondre à Starlink par la création d'un réseau similaire de petits satellites, à la fois pour surveiller la constellation d'Elon Musk mais aussi pour être capable de pirater ou désactiver rapidement une grande partie du réseau. La guerre de l'espace ne fait que commencer...

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