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Histoire du plomb : les premiers usages

Dossier - Métal : le plomb
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Le plomb est à la base d'inventions diverses (fil à plomb, caractères d'imprimerie, batteries), il est utilisé dans de nombreux secteurs mais présente aussi une toxicité importante.

  
DossiersMétal : le plomb
 

L'histoire du plomb remonte à des temps très anciens. Il est beaucoup utilisé en raison de sa diffusion, de sa grande malléabilité et son bas point de fusion. Il était employé lors de l'âge du bronze avec l'antimoine et l'arsenic. Il est mentionné dans l'Exode. Les Égyptiens, Grecs, Hébreux ou Romains savaient l'extraire et l'utilisaient.

Fragment de la tablette de l'Hospitalet-du-Larzac, conservée au Musée de Millau (Aveyron). © Pankratos - Domaine public
Plaque de plomb de la Vayssière, sur laquelle on peut lire le plus long texte gaulois connu à ce jour en Europe. Un témoignage de l'histoire du plomb. © Domaine public

Le plomb dans l'histoire

Les alchimistes l'associaient à la planète Saturne d'où le nom de saturnisme pour l'intoxication au plomb. Sa toxicité n'a jamais été un mystère mais il n'a été interdit pour la confection des tuyaux d'eau potable en Suisse qu'en 1914 et plus tardivement encore dans d'autres pays.

Les peintures au plomb ont été interdites en 1948 en France mais l'interdiction totale pour les canalisations en plomb ne date que de 1995 !

Nécropole de la Vayssière

À l'époque romaine, une grande voie nord-sud traversait déjà le Causse du Larzac pour relier la montagne à la mer, par Millau, la Cavalerie, l'Hospitalet, le Caylar et Lodève.

Au nord de l'Hospitalet, au lieudit « la Vayssière », existait un village qui servait de relais-étape pour les convois des voyageurs et des marchands.

La trouvaille la plus étonnante de la fouille de la nécropole de la
Vayssière fut celle d'une plaque de plomb, sur laquelle on lit 57 lignes d'un texte écrit en caractères latins et en langue gauloise. Il s'agit du plus long texte gaulois connu à ce jour en Europe.

Patiemment étudié par des spécialistes de la langue celte, il a pu être traduit : c'est une prière adressée à une druidesse morte, appelée Severa Tertionicna, à qui l'on demandait de modifier des sorts de fécondité ou de stérilité qu'elle avait jetés sur les femmes du village.

Entre 1980 et 1986, la fouille de la nécropole a été réalisée par des archéologues bénévoles, sous l'œil attentif du propriétaire exploitant, Robert Jannet, qui acceptait de déplacer momentanément ses cultures de blé. L'abondance des objets brisés nécessitait un soin très minutieux, des relevés systématiques et un tamisage de tous les déblais.